La donation Galbert

Par Bertrand Dumas · L'ŒIL

Le 21 mai 2019 - 390 mots

L’exposition « Le monde en tête, la donation Antoine de Galbert » qui ouvre au Musée des Confluences est l’occasion de découvrir les centaines de coiffes offertes au musée lyonnais.
Antoine de Galbert
Antoine de Galbert, né en 1955, fut d’abord galeriste à Grenoble avant de fonder La Maison rouge, à Paris, en 2004. Mécène et collectionneur d’art contemporain avant tout, il collecta aussi avec passion des centaines de coiffes et de couvre-chefs représentatifs de toutes les cultures extra-européennes. Une sélection de ces merveilles ethnographiques est exposée au Musée des Confluences qui est l’heureux donataire de cet ensemble unique en son genre.
520
C’est le nombre total de coiffes et autres objets apparentés offerts par Antoine de Galbert au Musée des Confluences. Une donation décidée en 2017 au profit de ce dernier, car le lieu, qui associe nature et culture, est à l’image des croisements qui ont jalonné la vie du collectionneur. « Remettre l’ensemble de ma collection de coiffes à cette institution est, à ce titre, d’une grande cohérence », explique-t-il.
Lyon
Les origines rhônalpines du Grenoblois Antoine de Galbert ont compté dans le choix de la dernière demeure de sa collection. En choisissant le Musée des Confluences, Antoine de Galbert s’est souvenu que c’est à Lyon que tout débuta, il y a près de trente ans, le jour où il découvrit l’art primitif dans la galerie de Paul Gauzit, place Gailleton.
Diversité
Pour documenter les objets légués, plus de 40 experts ont été consultés. Leurs contributions ont permis de préciser les datations et les provenances, d’identifier les matériaux et enfin de définir les usages. Chacune des 336 coiffes et éléments de costume présentés en avant-première cet été a des fonctions pratiques, sociales, identitaires ou symboliques qui reflètent la diversité des cultures du monde.
Donateurs
Depuis son ouverture en décembre 2014, le Musée des Confluences attire les donateurs. Outre Antoine de Galbert, le Lyonnais Hubert Bonnetain a fait don de sa collection de 6 000 oiseaux exotiques dont les plus anciens spécimens remontent au XIXe siècle. La collection d’art africain du Musée des Confluences s’est aussi enrichie grâce aux entrées successives des collections Ewa et Yves Develon (40 objets du Nigeria) et Armand Avril (65 pièces). Pour saluer ces libéralités et permettre à son public d’en suivre l’actualité, le musée inaugure la galerie Émile Guimet, nouvel espace spécifiquement consacré aux donateurs et à l’histoire de leurs collections.

Cet article a été publié dans L'ŒIL n°724 du 1 juin 2019, avec le titre suivant : La donation Galbert

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