Disparition - Musée

Jacques Giès (1950-2021) 

Par Marion Pedram · lejournaldesarts.fr

Le 20 avril 2021 - 319 mots

NORMANDIE

L’éminent sinologue, qui a fait une grande partie de sa carrière au Musée Guimet, est décédé le 11 avril à 71 ans, en Normandie.

Jacques Giès au musée Guimet en 2008. © François Guillot / AFP
Jacques Giès au musée Guimet en 2008.
© François Guillot / AFP

Président du Musée national des arts asiatiques, aussi appelé Musée Guimet, de 2008 à 2011, Jacques Giès était une figure emblématique de l’histoire de l’art extrême-orientale. Spécialiste des arts bouddhiques et de la peinture chinoise, il a dédié la plus large partie de sa carrière au développement du Musée Guimet qu’il intègre dès 1980. Il est décédé le 11 avril dernier.

Né à Paris en janvier 1950, Jacques Giès étudie la peinture et la gravure dès l’adolescence, à l’Académie de la Grande Chaumière et aux Beaux-Arts de Paris, avant d’intégrer l’Ecole du Louvre. De 1998 à 2008, il est professeur de peinture chinoise, après l’avoir enseignée à la Sorbonne. 

Auparavant, en 1980, il devient conservateur des sections Chine et Asie centrale au Musée Guimet, puis conservateur en chef en 1993. Il ne quittera l’institution qu’en 2011, à 61 ans, après l’avoir présidée durant ses trois dernières années, obscurcies par des difficultés de management. C’est Olivier de Bernon qui lui succède.

Son apport au Musée Guimet est indéniable. Il y crée en 1991 les Galeries du Panthéon bouddhique du Japon et de la Chine. Sous son impulsion, le Musée Guimet a développé une programmation tournée vers l’art contemporain et renforcé ses liens avec les pays d’Asie centrale. Jacques Giès était très conscient de la nécessité de mieux faire connaître le musée, seul musée de France généraliste sur l’Asie. Pour lui, il était primordial « d’envisager un dialogue plus large, à l’échelle mondiale, pour instaurer une véritable discussion scientifique sur la raison opportune ou non d’élire telle ou telle pièce ».

Jacques Giès était aussi artiste. Il pratiquait la peinture à l’huile et le dessin à l’encre. Des traits énergiques et des liens enchevêtrés donnent vie à ses Personnages, exposés en 2011 à la galerie Charlot, à Paris.
 

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