Vendredi 25 septembre 2020

Ouverture d’une enquête pour des faits de corruption dans l’affaire Wildenstein

Par LeJournaldesArts.fr · lejournaldesarts.fr

Le 2 novembre 2010 - 316 mots

PARIS [02.11.10] – La police financière va enquêter sur des faits présumés de corruption visant Guy Wildenstein, fils du marchand d’art Daniel Wildenstein, décédé en 2001. Il serait suspecté d’avoir soustrait au fisc une partie de sa fortune placée dans des paradis fiscaux.

L’AFP révèle que le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire, confiée à la Brigade de répression de la délinquance économique (BRDE), après une plainte contre X pour corruption active et passive et trafic d'influence, déposée par la veuve du milliardaire Daniel Wildenstein, Sylvia Roth.

Daniel Wildenstein, décédé en 2001, aurait laissé une immense fortune, estimée à 4 milliards d’euros. Sa veuve, Sylvia Roth accuse son fils issu d’un premier mariage, Guy Wildenstein de lui avoir dissimulé une partie de ce patrimoine en le conservant, hors de la succession, dans des fonds hébergés dans des paradis fiscaux. Ces fonds abriteraient entre autres un millier de toiles de maître, dont des œuvres de Fragonard, de Picasso ou encore de Rembrandt.

Durant l’été 2010 Madame Roth avait obtenu l'ouverture d'une information judiciaire pour « abus de confiance », confiée au juge Guillaume Daïeff. La plaignante aurait déjà adressé entre juin 2009 et juillet 2010 plusieurs courriers aux deux ministres du Budget successifs (Eric Woerth et François Baroin) pour les alerter sur cette évasion fiscale présumée, sans qu'ils ne réagissent, selon elle.

Guy Wildenstein, qui dirige une grande galerie à New York, a par ailleurs été décoré en 2009 de la Légion d'honneur par Nicolas Sarkozy. Membre actif de l’UMP il vient d’être réélu représentant de la circonscription de Washington au sein de l'Assemblée des Français de l'étranger (AFE).

Il s’agit là d’un nouvel épisode de la bataille judiciaire qui oppose Sylvia Roth aux fils de son défunt mari. En juin dernier, elle avait été condamnée par la cour d’Appel de Paris à leur verser 175 000 euros de dommages et intérêts pour procédure abusive.

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