Mardi 17 septembre 2019

Nouveau rebondissement dans l’exposition « Contrepoint » au Louvre

Par LeJournaldesArts.fr · lejournaldesarts.fr

Le 15 octobre 2010 - 320 mots

PARIS [15.10.10] – Advei Ter-Oganian, l’artiste dont l’œuvre avait été censurée par les autorités russes puis autorisée à participer à l’exposition collective « Contrepoint » a demandé lors du vernissage le décrochage de ses quatre tableaux pour dénoncer le sort d’un compatriote également en exil à cause de ses oeuvres.

Avant même son ouverture au public, l’exposition « Contrepoint » au musée du Louvre aura connu de multiples rebondissements. Dans un premier temps une des oeuvres, Radical Abstractionnism N°8 d’Avdei Ter-Oganian avait été censurée par les autorités russes qui l’avait interdite de sortie de territoire. Ensuite grâce à la menace du Louvre d’annuler l’exposition si Moscou maintenait sa censure et à la promesse de boycott des autres participants, l’œuvre avait finalement été autorisée à figurer dans cette exposition collective. Enfin le jour même du vernissage l’artiste lui-même a surpris les invités en exigeant le décrochage de ses quatre oeuvres.

L’AFP rapporte que par cet acte le peintre entend protester contre le sort d’un compatriote également en exil. Il souhaiterait attirer l’attention sur le sort d’Oleg Mavromatti, un artiste russe exilé en Bulgarie car poursuivi en Russie pour la réalisation d’une performance, en 2000, simulant une crucifixion. Ter-Oganian a expliqué que le performer pourrait être bientôt reconduit en Russie car le consulat russe de Sofia aurait refusé de renouveler son passeport.

Malgré le souhait de l’artiste les oeuvres devraient être présentées durant toute la durée de l’exposition ; elles appartiennent en effet à son galeriste, Marat Guelman, qui s’est engagé auprès du Louvre à les exposer. A l’occasion du vernissage le co-organisateur de l’exposition, le directeur du National Center for Contemporary Arts de Moscou, a affirmé qu’il n’y avait eu aucune tentative de censure de la part de Moscou mais qu’il s’agissait d’un coup monté par le galeriste. Il a en revanche reconnu que l’art contemporain était parfois mal accueilli en Russie.

La pyramide du Louvre (2010) - &copy photographe Ludosane

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