Mexique : découverte de restes millénaires d’une peuplade inconnue

Par LeJournaldesArts.fr · lejournaldesarts.fr

Le 4 février 2010

MEXICO [04.02.10] – Des tombes et des restes humains d’une peuplade ayant vécu il y a plus de mille ans et non encore identifiée ont été découverts dans les montagnes du nord du Mexique a annoncé mardi le service archéologique national.

Les archéologues de l’Institut d’anthropologie et d’Histoire (INAH) de Mexico annoncent que des restes humains ont été découverts dans « plus d’une dizaine de sites à caractère résidentiel et funéraire, certains vieux de plus de mille ans, à l’intérieur de grottes dans le ravin de la Sinforosa » de la Sierra Tarahumara, dans l’Etat de Chihuahua, frontalier des Etats-Unis.

Ces habitations sont semblables à celles traditionnellement connues dans le nord-ouest du Mexique et le sud-ouest des Etats-Unis. Elles se composent de pièces à vivre ainsi que d’espaces de stockage. Les parois construites contre la roche permettaient aux habitants des lieux de fermer les locaux utilisés pour se protéger des animaux sauvages ou des tribus ennemies ou pour stocker des vivres et des outils.

L’archéologue Enrique Chacón, rattaché à l’INAH date entre l’an 1000 après J-C et les XVIe et XVIIe siècles l’occupation de ces cavernes grâce aux éléments d’architecture et aux techniques d’inhumation. Deux phases d’occupation ont pu être établies par les chercheurs grâce à la découverte de restes humains (hommes, femmes et enfants) : une de 1000 à 1450 et la seconde datant des XVIe et XVIIe siècles.

Dans les tombes, les restes humains sont « enveloppés de couvertures en fines fibres végétales, liées par des cordes et fermées par des aiguilles de bois » et accompagnés d’un matériel funéraire principalement composé d’offrandes et d’objets en céramique précise encore l’INAH.

Les restes les plus « modernes » sont vraisemblablement ceux de « cocoyomes », des indigènes du peuple Tubar dont il est fait mention dans la mémoire historique du peuple rarámuri, selon Enrique Chacon, et qui se sont réfugiés dans ces montagnes pour échapper à l’évangélisation par les missionnaires arrivés avec les conquistadors.

Selon les chercheurs, les Tubars auraient connu trois phases de développement. Ils ont d’abord été nomades, puis semi-nomades et se sont finalement sédentarisés en formant de petites communautés.

Les experts vont entreprendre d’identifier l’ethnie qui vivait entre l’an 1000 et 1450. Des échantillons de céramique ont été prélevés pour procéder à des analyses comparatives.

L’INAH prévoit de protéger le site en l’inscrivant au Registre public des monuments et zones archéologiques (Registro Público de Monumentos y Zonas Arqueológicas ).

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