Samedi 15 décembre 2018

Théodore Rousseau, tout l’œuvre peint

Le Journal des Arts

Le 21 janvier 2000 - 195 mots

Après avoir signé un catalogue raisonné, précis et chaleureux, de l’œuvre graphique de Théodore Rousseau (1812-1867), Michel Schulman nous éclaire de manière tout à fait exhaustive sur l’œuvre peint de celui qui fut longtemps en butte à l’ostracisme de ces « Messieurs les officiels des Salons », au point de gagner une promotion, regardée depuis comme honorifique, de « Grand Refusé ».

Certes, Delacroix, Millet, Gautier, Corot, Zola, Sand et quelques autres avaient ouvert la porte de leur estime à Rousseau, que l’on juge aujourd’hui comme l’un des grands paysagistes de sa génération. Michel Schulman cerne cette œuvre, en son temps novatrice et révolutionnaire, enfantée dans l’embarras, dans la solitude et hors des sentiers conventionnels. Huit cents reproductions, glanées aux quatre coins du monde, ouvrent le musée imaginaire de « l’ermite de Barbizon » qui, s’il « réside » désormais au Louvre et dans plus 200 autres musées, reste à l’écart des préoccupations des historiens de l’art prestes à courir derrière les modes. Cette publication soignée est enrichie de textes et de correspondances.

Michel Schulman, Théodore Rousseau - Catalogue raisonné de l’œuvre peint, Les Éditions de l’Amateur, 384 p., 800 ill., 790 F. ISBN 2-85-9117-264-5.

Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°97 du 21 janvier 2000, avec le titre suivant : Théodore Rousseau, tout l’œuvre peint

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