René Magritte, histoire belge

Par Fabien Simode · L'ŒIL

Le 26 juin 2014 - 168 mots

Biographie Un Belge retraçant la vie d’un autre Belge ; celui-ci ne pouvait que défendre la « belgitude » de celui-là.

L’historien Michel Draguet reprend ici les grandes lignes de sa chronologie publiée en 2009 pour le catalogue du Musée Magritte à Bruxelles, mais en les développant, les enrichissant, arrondissant le phrasé froid de l’éphéméride pour ciseler le récit charnel qu’exige la biographie. Arrondir donc, comme le chapeau melon qui sied si bien à l’auteur de Ceci n’est pas une pipe qu’il en a véhiculé l’image d’un poli polisson. Mais il faut se méfier des images, surtout quand il s’agit de Magritte, anarchiste anticlérical, adolescent turbulent à la sexualité débordante, souvent cruel, qui mit son anticonformisme au service de l’art et que seule la présence de Georgette parvint à assagir. Un peu. Rondement menée, cette biographie inédite ne pouvait être qu’apocryphe, le peintre s’étant refusé toute sa vie à commenter sa vie, même pour son ami « Scut ». Même pour se soulager du poids d’une mère suicidée.

Michel Draguet, Magritte, Gallimard, Folio biographies, 416 p., 8,90 €.

Cet article a été publié dans L'ŒIL n°670 du 1 juillet 2014, avec le titre suivant : René Magritte, histoire belge

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