Sotheby’s au cœur de Paris

Par Éric Tariant · Le Journal des Arts

Le 27 février 2009

La grande maison de vente inaugure la galerie Charpentier en proposant, du 10 au 15 mars, une exposition de chefs-d’œuvre du mobilier issus de collections privées.

PARIS - Deux mille cinq cent mètres carrés sur l’une des plus belles rues de Paris, une équipe parisienne de 70 personnes dont 18 experts, des délégués dans les plus grandes villes de France... Sotheby’s n’a ménagé ni ses efforts, ni ses deniers pour faire face à l’ouverture du marché français à la concurrence.

“En s’installant dans la galerie Charpentier, Sotheby’s renoue avec le passé prestigieux des grandes ventes parisiennes et entend donner un nouveau lustre international à cette salle de vente,” expliquait fièrement Laure de Beauvau Craon, président directeur-général de So­theby’s France et deputy chairman de Sotheby’s Europe, le 3 février, lors de la présentation à la presse des nouveaux locaux. La galerie Charpentier, entièrement rénovée, comprend une salle d’exposition et de ventes d’environ 350 places, ainsi que de beaux salons Second Empire en partie classés.

Pour célébrer son inauguration, la maison, fondée en 1744, organise une exposition intitulée “Trésors des collections privées”, qui se tiendra du 10 au 15 mars. Elle rassemblera du mobilier et des objets d’art du XVIIe au XVIIIe siècle, provenant de grandes collections privées. Le visiteur découvrira notamment les chefs-d’œuvre de trois grands ébénistes – Boulle, Cressent et Riesener –, ainsi que les trois plus beaux ensembles de sièges connus : ceux du financier Crozat datant de la fin du règne de Louis XIV, et deux autres, l’un de Heurtaut, l’autre de Carpentier, recouverts de rarissimes tapisseries des Gobelins. Il sera possible d’admirer également un rare tapis de la Savonnerie et des meubles attribués à André Charles Boulle. Parmi les chef-d’œuvre de l’ébéniste Riesener, signalons une commode fabriquée pour Marie-Antoinette, à Marly, et une suite de meubles en laque et en acajou.
Mais la vedette de l’exposition reviendra à la table dite de “Teschen”, réalisée à Dresde en 1780 par Johann-Christian Neuber (1736-1808). En bronze doré sertissant des échantillons de pierres semi-précieuses et de bois pétrifiés, elle a été offerte au médiateur français, le baron de Breteuil, à la suite de la paix de Teschen.

Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°54 du 13 février 1998, avec le titre suivant : Sotheby’s au cœur de Paris

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