Dimanche 26 janvier 2020

Questions à… Pascale Pavageau, spécialiste de chez Sotheby’s

Par Roxana Azimi · L'ŒIL

Le 15 novembre 2010 - 167 mots

Comment se porte le marché de l’orientalisme ?
Il se porte bien, mais on a remarqué un tassement dans les prix, notamment sur les artistes travaillant en Afrique du Nord comme Majorelle, Étienne Dinet, Edy Legrand, etc. Cela est dû à une surchauffe dans les années 2007-2009. Or les acheteurs ne sont plus prêts à payer n’importe quel prix. En revanche, les grands classiques comme Ludwig Deutsch, Jean-Léon Gérôme ou Rudolf Ernst sont toujours très recherchés, tout comme les beaux sujets de grand format et décoratifs. 

D’où viennent les acheteurs ? 
La plupart des acheteurs sont originaires du Moyen-Orient, ce sont notamment des fondations et musées qui montent des collections d’art orientaliste. À ma connaissance, peu de nouveaux acheteurs importants sont apparus récemment sur le marché. 

Existe-t-il des faux ? 
Il y a toujours eu des faux Gérôme, Deutsch et autres artistes qui ont de la valeur. Concernant Majorelle, Dinet et ceux dont la cote est montée récemment, des faux sont apparus sur le marché plus tardivement.

Cet article a été publié dans L'ŒIL n°630 du 1 décembre 2010, avec le titre suivant : Questions à… Pascale Pavageau, spécialiste de chez Sotheby’s

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