PARCOURS PHOTO

Photo Saint-Germain s’épanouit

Par Christine Coste · Le Journal des Arts

Le 15 novembre 2017 - 521 mots

Plusieurs galeries ont bien vendu durant ce parcours organisé en parallèle à Paris Photo dans les 6e et 7e arrondissements.

Paris. Être retenu ou non dans le parcours de Photo Saint-Germain quand on est galeriste a-t-il un intérêt du point de vue marchand ? Telle est la question, surtout quand les dates de ce festival, du 3 au 19 novembre, encadrent celles de Paris Photo (lire p. 33). Anthony P. Meyer, de la galerie Meyer Oceanic & Eskimo Art, renvoie pour toute réponse à son ami Daniel Blau auquel il offre une fois par an le cadre feutré de son enseigne, et au bon accueil des propositions toujours inattendues et exclusives du galeriste londonien. La sélection des 44 vintages inédits de Weegee (de 4 200 à 17 500 €) n’est pas « passée inaperçue auprès de certains clients », confirme Daniel Blau, dont le stand à Paris Photo était aussi très impressionnant avec son lot d’archives méconnues. Le portrait du général de Gaulle chaussé de lunettes (image rarissime pour un homme qui tenait à être photographié sans !), affiché à 6 000 euros, n’avait toutefois pas trouvé preneur à la mi-novembre.

L’intérêt qu’a rencontré la série de 36 photographies « Super Objects-Super Comfort for Super People » (1977, 60 000 €) réalisée par le duo d’artistes russes dissidents Komar & Melamid, à la galerie Alain Le Gaillard (sur une proposition de la galerie Le Minotaure), n’attend plus quant à lui qu’une signature. L’exposition de groupe proposée par Alain Bublex chez Georges-Philippe & Nathalie Vallois a été plutôt bien reçue, comme les photographies de mode de Peter Knapp (galerie Berthet-Aittouarès) ou de Frank Horvat que se partagent Le Minotaure et la galerie Dina Vierny – autres signes d’encouragement pour un festival de 6 ans d’âge.

Les natures mortes du Cambodgien Kim Hak, chez Zlotowski, ont reçu également un écho favorable bien que la galerie ne soit pas coutumière des expositions photo. Yves Zlotowski dit n’avoir jamais connu de méventes depuis ses premières participations. Comme certains de ses confrères, le galeriste constate que Paris Photo draine de la rive droite à la rive gauche quelques-uns de ses visiteurs.

Pour sa première participation à Photo Saint-Germain et sa première exposition photo avec l’artiste Alexandra Grant, la Galerie Gradiva a enregistré sa première vente le jour suivant l’ouverture de Paris Photo. Ces somptueux portraits d’ombre sont proposés de 5 000 à 15 000 euros pour une édition de 1 à 2.

La Galerie Gimpel & Müller expose quelques pièces de Robert Currie (16 000 -22 000 €), qui ont aussi séduit des visiteurs de Paris Photo. Trois des pièces uniques confectionnées par l’artiste britannique à partir de fils de nylon aux variations de noir et blanc reconstituant la vue d’un bâtiment ou du mont Blanc ont été vendues.

Les récentes photographies de Philippe Chancel issues de sa série « Datazone 13, Péninsule Antarctique » (de 850 à 6 400 € selon le format) ne connaissent pas le même succès que celles de Kourtney Roy ou de Mona Kuhn présentées en 2014 et 2015. Mais rien n’est encore définitif puisque l’exposition de la galerie Catherine & André Hug dure jusqu’au 9 décembre.

 

Photo Saint-Germain,
jusqu’au 19 novembre, dans près de 25 galeries du 6e et 7e arrondissement, www.photosaint-germain.com

 

Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°489 du 17 novembre 2017, avec le titre suivant : Photo Saint-Germain s’épanouit

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