Nouvelle dynamique à Bruneaf

Par Roxana Azimi · L'ŒIL

Le 1 juin 2005

Entre le Grand et le Petit Sablon bruxellois, Bruneaf est l’occasion d’une promenade dans les galeries d’art primitif où les marchands étrangers sont invités à exposer.

Débutée en 1983, l’aventure de Bruneaf (BRUssels Non European Art Fair) n’a pas pris une ride. Loin du schéma habituel des foires, les marchands d’art primitif installés entre le Grand et le Petit Sablon invitent leurs confrères étrangers pour une manifestation qui tient plus de la promenade dans les galeries que de l’arpentage de stands. Cet esprit convivial qui est la marque de fabrique de la manifestation bruxelloise sera préservé par le nouveau président de Bruneaf, le marchand Patrick
Mestadgh. Ce dernier s’attellera aussi à redonner un souffle international à un événement malmené ces derniers temps.

Arts africain, océanien, asiatique
Car Bruneaf a vu son modèle copié, à commencer par Kaos-Parcours des Mondes lancé à Paris en 2002. « À Kaos, on trouve peut-être plus la grosse cavalerie, mais à Bruneaf il y a plus de diversité. Il faut voir les foires de manière plus complémentaire. Chacun a son identité, son efficacité et sa légitimité », remarque le galeriste Renaud Vanuxem qui prévoit pour l’occasion une tête Lobi (25 000 euros) et des masques Dan (6 000 à 15 000 euros). La Parisienne Maine Durieu relève aussi la possibilité de nouer des contacts avec des visiteurs belges ou hollandais qui ne se déplacent pas nécessairement à Paris. Elle envisage pour sa participation un florilège de masques d’Afrique de l’Ouest avec notamment des pièces de formes spectaculaires. « L’œil des Belges est un peu plus ouvert, on peut mélanger plus volontiers l’Afrique, l’Océanie et l’Asie alors qu’à Paris on est étiqueté », confie l’intéressée.
La formule de Bruneaf a aussi fait des petits dans la capitale belge. Depuis deux ans, BAAF (Brussels Ancient Art Fair) fédère selon le même schéma éprouvé des marchands d’archéologie. Deux autres événements viennent s’agréger à ces deux manifestations, BOAF (Brussels Oriental Art Fair)
regroupant des galeries d’art d’Extrême-Orient et Antiquaires des grandes civilisations. De quoi transformer Bruxelles en plate-forme du marché des arts non occidentaux. Du moins le temps d’un week-end.

Bruneaf, BRUXELLES, 8-12 juin. www.bruneaf.com

Cet article a été publié dans L'ŒIL n°570 du 1 juin 2005, avec le titre suivant : Nouvelle dynamique à Bruneaf

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