FOIRE

L’Urban Art Fair brasse trop large

Par Alexia Lanta Maestrati · Le Journal des Arts

Le 24 avril 2019 - 237 mots

La quatrième édition de la foire offrait un aperçu des tendances de l’art urbain avec une sélection très inégale.
Paris. La foire de l’art urbain qui se tenait mi-avril rassemblait 32 galeries plutôt disparates. Le long des allées, des figures consacrées étaient bien entendu présentes à l’instar de Blek le rat (galerie Ange Basso, Paris) ou de Miss.Tic (galerie Lélia Mordoch, Paris) à côté d’œuvres discutables, voire franchement médiocres.

De nombreux exposants souhaitaient s’éloigner de l’ombrelle réductrice « d’art urbain », une étiquette souvent dévalorisée par un trop grand nombre de productions déjà vues ou de mauvais goût. « L’image du street art est ternie, et il est essentiel que les artistes soient reconnus comme artistes d’art contemporain. D’ailleurs beaucoup revendiquent un travail “d’atelier” », souligne Claude Kunetz, directeur de la Galerie Wallworks (Paris).

Certains artistes se situent sur cette fine frontière entre art contemporain et art urbain. La galerie 42B (Paris), proposait une réflexion sur le graffiti avec les toiles influencées par l’expressionnisme abstrait de Duncan Passmore [voir illustration]. La galerie Ground Effect offrait « une suite logique » selon son directeur Tim Landel, en accrochant côte à côte une toile de l’artiste de la Figuration libre Robert Combas et les toiles d’une nouvelle génération d’artistes, telles que les compositions géométriques en noir et blanc de L’Outsider. Sur les cimaises de l’Urban Spree Gallery (Berlin), Hendrik Czakainski, qui a toujours travaillé en atelier parlait d’urbanisme et d’architecture dans ses toiles en relief.

Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°522 du 26 avril 2019, avec le titre suivant : L’Urban Art Fair brasse trop large

Tous les articles dans Marché

Le Journal des Arts.fr

Inscription newsletter

Recevez quotidiennement l'essentiel de l'actualité de l'art et de son marché.

En kiosque