Vendredi 14 décembre 2018

Londres : le Minimal Art à l’honneur

Par Roger Bevan · Le Journal des Arts

Le 1 février 1995 - 614 mots

À Londres, 9 et 23 Dering Street, la galerie Anthony d’Offay propose\"Francesco Clemente : pastels et fresques 1975-1995\" (du 22 février au 18 mars). Cette exposition retrace l’imagerie de Francesco Clemente en partant d’une série de petites œuvres sur papier qu’il a créées il y a vingt ans. Ces images réapparaissent dans plusieurs grandes fresques datant du début des années quatre-vingt et sont reprises dans une série de vingt pastels récents, présentés par l’artiste lors d’une rétrospective de son œuvre organisée au Japon, en 1994.

À la galerie Waddington, un"Homage to Donald Judd : colourist" (jusqu’au 11 février) coïncide avec la rétrospective consacrée à cet artiste par le Museum of Modern Art d’Oxford. Six œuvres murales représentant divers moments de son parcours sont accompagnées de cinq installations au néon, créées par Dan Flavin en hommage à son confrère minimaliste, décédé l’an dernier.

Alan Cristea inaugure sa galerie de Cork Street. L’ancien directeur de Waddington Graphics propose un ensemble de douze nouvelles lithographies et sérigraphies de David Hockney, ainsi que des gravures de natures mortes de Picasso et Braque (jusqu’au 11 février). Cette exposition sera suivie par une exposition de sujets nus de Roy Lichtenstein (du 15 février au 8 mars).

Maurice Cockrill expose douze nouvelles peintures à l’huile abstraites sur le thème du Grand Incendie de Londres en 1666, à la galerie Bernard Jacobson :"Maurice Cockrill : Place of Fire" (du 4 février au 4 mars). La Walker Art Gallery de Liverpool propose parallèlement une rétrospective de trente années de la carrière de Cockrill.

La galerie White Cube, 44 Duke Street, reprend l’exposition"Mona Hatoum : Socle du Monde" (jusqu’au 25 février), organisée précédemment par Chantal Crousel à Paris. Son Socle du monde remplit presque la galerie et consiste en un grand cube recouvert d’aimants et rempli de limaille de fer.

Dans Cork Street, Beaux-Arts organise une présentation de l’œuvre de Mary Fedden (du 15 février au 11 mars). La Coram Gallery propose également une exposition des"Œuvres sur papier" de cette artiste (du 8 février au 11 mars). L’ensemble regroupe un choix des peintures à l’huile, des dessins, des aquarelles et des collages. Ces deux expositions coïncident avec la publication d’une monographie de Mary Fedden par Mel Gooding aux éditions Scolar Press.

Chez Lisson, une présentation des œuvres de Robert Mangold et Sol LeWitt confronte ces deux grands peintres minimalistes américains. Robert Mangold, dont les travaux ont rarement été présentés en Grande-Bretagne, expose cinq grandes toiles. Sol LeWitt montre des gouaches exécutées ces deux dernières années, étonnamment libres dans l’exécution et le dessin (du 3 février au 16 mars).

La galerie Karsten Schubert expose Alison Wilding (jusqu’au 18 fé­vrier). L’exposition, la première depuis sa présentation à la Tate Gallery de Liverpool en 1993, comporte cinq nouvelles sculptures et un portfolio de quatre gravures, créées en Espagne en 1994. Elle sera suivie par une présentation (du 22 février au 17 mars) des nouveaux tableaux de Zebedee Jones, diplô­mé de la Chelsea School of Art en 1993, qui participera à la prochaine exposition,"Reflective Painting in the 90’s", organisée par Brian Miller à Southampton en septembre.

"L’exposition du vingt-cinquième anniversaire", chez Flower East, est organisée en hommage à la galeriste Angela Flowers. Celle-ci ouvrit sa première galerie dans Lisle Street en 1970, puis déménagea à Tottenham Mews, avant d’inaugurer ses locaux actuels à Hackney. Cette exposition propose un ensemble de tableaux et de sculptures des trente artistes représentés par la galerie Flowers East. Parmi eux, Boyd & Evans, Nicola Hicks, Peter Howson, Patrick Hughes (qui inaugura la galerie il y a vingt-cinq ans) ainsi que Alison Watt et John Bellany, le doyen de ces artistes qui a rejoint la galerie l’été dernier (du 10 février au 19 mars).

Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°11 du 1 février 1995, avec le titre suivant : Londres : le Minimal Art à l’honneur

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