Les derniers vestiges du château de Mentmore

L'ŒIL

Le 1 février 1999 - 264 mots

En 1977, la dispersion des immenses collections accumulées à Mentmore par le baron Meyer de Rothschild au XIXe siècle a été un événement considérable, au point qu’on l’a surnommée « la vente du siècle ».
Le 11 février, Sotheby’s propose un ensemble d’orfèvrerie, d’objets de vitrine et de miniatures de ce même château, resté jusqu’alors aux mains des héritiers, et dont on attend plus de 20 millions de francs. Fils du fondateur de la branche anglaise de la famille Rothschild, le baron Meyer appréciait particulièrement l’orfèvrerie et rassembla notamment des œuvres en vermeil de nombreux pays d’Europe. Elles font partie des trésors de cette vente. Parmi les plus chers, une coupe en forme de lion, estimée 4 à 6 millions de francs, un présent du roi William III d’Angleterre à la ville de Berne, qui avait soutenu la maison de Nassau contre Louis XIV. Réalisée en 1690 par un orfèvre bernois, Emanuel Jenner, elle a été utilisée comme coupe à boire dans diverses cérémonies, jusqu’à son acquisition par le baron Meyer en 1860. Une paire de pots d’époque Elizabeth I (1602), dits « livery pots » (estimés 5 à 7 millions de francs), servaient dans les grandes maisons à mesurer la ration de bière quotidienne allouée au personnel. Ils sont les seuls exemplaires connus demeurés en mains privées. Une aiguière de 1876 a appartenu au roi Charles II, avant d’être offerte en cadeau de mariage à William III (500 000/700 000 F).
Nul doute que cette orfèvrerie de vermeil, qui compte soixante-dix-neuf lots, va attirer les grands amateurs internationaux.

LONDRES, Sotheby’s, le 11 février.

Cet article a été publié dans L'ŒIL n°503 du 1 février 1999, avec le titre suivant : Les derniers vestiges du château de Mentmore

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