Vendredi 6 décembre 2019

Le tour des galeries de la Fiac - Stands by…

Par Bénédicte Ramade · L'ŒIL

Le 11 octobre 2011 - 412 mots

Certaines galeries font le pari d’expositions one-man show quand d’autres privilégient l’accrochage de groupe. Un risque qu’apprécient les visiteurs tant pour la qualité des stands que pour la justesse qu’ils apportent sur le travail d’un artiste.
Voici quatre expositions monographiques qu’il ne faut pas manquer cette année.

ROBERT HEINECKEN
chez Cherry & Martin (1.H09)
Los Angeles  -  www.cherryandmartin.com - La galerie américaine nous donne l’occasion de nous délecter des collages et trucages d’images imprimées réalisés dans les années 1970 à partir de journaux par cet ancien pilote de chasse des marines décédé en 2006. Classé parmi les photographes, Heinecken n’a jamais utilisé d’appareil de prise de vue mais bien des ciseaux avec une dimension incisive hors pair, et ce avant Richard Prince et autres confrères. Ses premières séries en négatif réalisées entre 1966 et 1967 sont aujourd’hui des références absolues dans l’analyse critique des images.

BERDAGUER & PEJUS
chez GalerieofMarseille (1.G21)
Marseille -  www.galerieofmarseille.com - Commissaire d’une exposition à la Synagogue de Delme au même moment, le duo marseillais constitué par Christophe Berdaguer et Marie Péjus continue de bâtir des univers architectoniques et mentaux empreints de croyances et de superstition. Déjà, en mai dernier, entre les murs de la galerie, s’exprimait une atmosphère mêlant le magicien Houdini à des œuvres intitulées Bulles de confiance, Sablier ou Mâchoires. Ce sera un vrai challenge que de faire exister et croire à une telle ambiance au milieu d’une foire survoltée !

MATHIEU MERCIER
chez Mehdi Chouakri  (0.C05)
Berlin -  www.mehdi-chouakri.com - Si on le voit moins à Paris faute de galerie le représentant, Mathieu Mercier n’en continue pas moins d’être productif et actif. Commissaire tantôt au Frac Basse-Normandie, tantôt à Copenhague, il présente à la Fiac de toutes nouvelles productions autour du chromatisme et de la représentation à côté d’une méridienne inédite en marbre noir veiné de blanc. Mais c’est certainement le puzzle d’un échiquier vendu 100 euros qui devrait attiser l’appétit des fans pour ce retour parisien.

BERNARD PIFFARETTI
chez Frank Elbaz (1.F14)
Paris - www.galeriefrankelbaz.com  -  Pari important pour Frank Elbaz qui confirme un virage décidément expérimental et conceptuel. Après avoir reconstitué avec brio le stand de la mythique Galerie Ferus de Los Angeles à l’aube des années 1960, le galeriste offre aujourd’hui une monographie à Bernard Piffaretti, peintre dont la carrière a commencé avec les années 1980. Pour l’occasion, l’artiste a préparé six grandes toiles abstraites rassemblées sous le titre Montage, un projet complexe initié depuis une première monographie à la galerie au mois de juin dernier.

Cet article a été publié dans L'ŒIL n°640 du 1 novembre 2011, avec le titre suivant : Le tour des galeries de la Fiac - Stands by…

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