Dimanche 25 février 2018

L’art contemporain à Paris

Les commentaires de l’expert Marc Blondeau

Le Journal des Arts

Le 9 novembre 2009

La dispersion de tableaux abstraits et contemporains et de sculptures, organisée le 29 no­vembre par Me Francis Briest à Drouot-Montaigne, était, selon le commissaire-priseur, la vente d’art contemporain de l’année. Mais quelle année ? Nous avons demandé à l’expert et conseil en art contemporain Marc Blondeau d’en commenter les résultats.

PARIS - De nombreux lots dans la vente de tableaux abstraits et contemporains et de sculptures organisée par Me Briest, le 29 novembre, provenaient de trois collections, celles de la Banque commerciale privée, du galeriste Jean-Gabriel Mitterrand et de M. et Mme Kaplan. Beaucoup n’ont cependant pas atteint leur estimation basse, et les résultats étaient finalement très inégaux. 171 lots sur 215 ont été vendus, réalisant un produit total autour de 10 millions de francs, frais compris.

Très années soixante
Estimés souvent en dessous de dix mille francs, et à plusieurs milliers de francs tout au plus, les 42 tableaux et sculptures signés par des grands noms de l’art contemporain comme James Brown, Adami, Bernar Venet et Klossowksi – une vraie collection rassemblée par un couple d’amateurs, les Kaplan –, se sont "correctement vendus", remarque Marc Blondeau.

Marc Blondeau semblait moins ému par les 88 sculptures que le galeriste parisien Jean-Gabriel Mitterrand mettait en vente pour régler de pressants problèmes financiers. Très années soixante dans l’ensemble, déjà démodées mais sans être encore historiques, ces pièces avaient parfois beaucoup de mal à partir. "Il y avait bien sûr des pièces de qualité, mais elles étaient trop connues. On ne peut pas dire que la dispersion d’un nombre relativement important d’œuvres d’une même période, comme c’était le cas ici, risquait de saturer le marché – les prix n’étaient pas mirobolants. Mais ces sculptures se destinaient au seul marché franco-français."

Les 13 tableaux de la collection de la Banque commerciale privée, des œuvres certes connues mais de très bonne qualité, proposés sans prix de réserve, ont produit les meilleurs résultats de la vente. "Cette vente était malheureusement isolée. Il faudrait regrouper les ventes à Paris pour présenter un nombre intéressant d’œuvres de qualité."

Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°32 du 1 janvier 1997, avec le titre suivant : L’art contemporain à Paris

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