Foire

L’Armory Show plus féministe que jamais

Du 6 au 10 mars 2019

Par Alexia Lanta Maestrati · L'ŒIL

Le 21 février 2019 - 312 mots

NEW YORK / ETATS-UNIS

Un an et demi après le scandale #MeToo, qui a frappé la manifestation, la foire d’art contemporain new-yorkaise célèbre, en mars, son vingt-cinquième anniversaire en mettant les femmes à l’honneur.

Pour l’occasion, cent quatre-vingt-quatorze enseignes sont réunies à Manhattan sur les Piers 92 et 94. Fondé en 1994 à New York par quatre galeristes dans le Gramercy Park Hotel comme une alternative aux grandes manifestations, l’Armory Show est devenu l’un des rendez-vous les plus prisés de l’art contemporain. En 2017, lorsque le directeur de la foire et ancien directeur de la rédaction du magazine Artnet, Ben Genocchio, est accusé de harcèlement sexuel dans le cadre professionnel par une dizaine de femmes, l’Armory Show est pris dans la vague #MeToo. Nicole Berry reprend alors les rênes de la foire d’art contemporain et, sous la houlette d’une nouvelle équipe, composée entre autres d’Eliza Osborne, l’ancienne directrice de la Centre Pompidou Foundation, la manifestation décide de défendre la parité, en invitant notamment des femmes dans le comité de sélection, précédemment uniquement composé d’hommes. C’est pourquoi les cinq sections de la manifestation accueillent un grand nombre d’artistes femmes en 2019. Dans la section générale, la Galerie Nathalie Obadia présente une sélection d’œuvres de la Britannique Fiona Rae, membre des Young British Artists, et la Galerie ShanghART (Shanghai), nouvelle arrivée cette année, expose les travaux de l’artiste et cinéaste Lynn Hershman Leeson. La section « Present », qui propose une sélection de vingt-six jeunes galeries (moins de dix ans d’existence), montre quant à elle une série de collages de Sadie Barnette composés de fichiers provenant du FBI sur son père Rodney Barnette, membre des Black Panther Party (Charlie James Gallery, Los Angeles). La section « Insight » est dévolue, de son côté, à la (re)découverte d’artistes dont les créations sont antérieures aux années 2000, comme les travaux de Margaret Harrison, cofondatrice du groupe London Women’s Liberation Art Group (ADN Galería, Barcelone). 

« Armory Show »,
Piers 92 et 94, 711 12th Avenue, New York (États-Unis), www.thearmoryshow.com

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Cet article a été publié dans L'ŒIL n°721 du 1 mars 2019, avec le titre suivant : L’Armory Show plus féministe que jamais

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