Foire

À l’Armory Show, business as usual 

Par Alexia Lanta Maestrati · lejournaldesarts.fr

Le 5 mars 2020 - 408 mots

NEW YORK / ETATS-UNIS

La foire new-yorkaise qui a ouvert ses portes aux VIP hier affiche une ambiance et un commerce positif malgré le coronavirus. 

The Caddy Court (1986-1987) d'Edward et Nancy Kienholz, présenté par la galerie L.A. Louver (Los Angelès) à l'Armory Show 2020 © Photo Alexia Lanta Maestrati pour Le Journal des Arts
The Caddy Court (1986-1987) d'Edward et Nancy Kienholz, présenté par la galerie L.A. Louver (Los Angelès) lors de la 26e édition de l'Armory Show.
© Photo Alexia Lanta Maestrati pour Le Journal des Arts

Le soleil était au rendez-vous de la journée professionnelle de la 26e édition de l’Armory Show, qui ouvre officiellement au public jeudi 5 mars jusqu'à dimanche 8 mars.  Cette année encore, les 183 galeries sont réparties sur deux jetées (Piers) sur l’Hudson : le Pier 94, accueillant les principales galeries et le Pier 90 où sont situées les exposants de taille plus modeste (et réunies dans des sections élaborées par des commissaires d’exposition).

Le Pier 94 rassemble 135 enseignes dont les plus importantes de la foire : Gagosian, 303, Kasmin, Richard Saltoun ou les français Nathalie Obadia et Templon. L’Armory Show est réputée pour son commerce actif et cette édition ne déroge pas à la règle. Si on s'embrasse moins - coronavirus oblige, contrairement à l’Europe, où les tensions dues aux risques sanitaires sont palpables, ici la foule, dense, est décontractée. « Pour l’instant, à la foire les gens ne semblent pas concernés par le virus, mais cela peut changer d’un jour à l’autre » relève Bruno Delavallade, directeur de galerie Praz-Delavallade.

Esiri Erheriene-Essi, Luster's Pink Original, 2019, tableau présenté par la galerie Ron Mandos lors de l'Armory Show 2020. © Ron Mandos.
Esiri Erheriene-Essi, Luster's Pink Original, 2019, tableau présenté par la galerie Ron Mandos lors de l'Armory Show 2020.
© Ron Mandos.

Ce dernier, s'est dès les premières heures séparé de cinq toiles de Matthew Brandt (25 000 euros). De son côté, la Galerie Templon affiche aussi un bon démarrage puisqu’elle a cédé une grande toile de Omar Ba (110 000 euros) et une oeuvre de Iván Navarro (100 000 euros). Plus loin, la liste des œuvres de la Galerie Ron Mandos (Amsterdam) était parsemée de points rouges. Parmi les ventes ; deux toiles Esiri Erheriene-Essi (aux alentours de 18 000 euros) et une sculpture murale Remy Jungerman (16 000 euros). « Le visitorat est local, ils n’ont pas besoin de voyager pour venir donc on ne ressent pas une baisse de fréquentation même si le coronavirus est l’un des principaux sujets de conversation » souligne Nick Majoor-Arie, son directeur.

Les galeries du Pier 90 sont un peu moins favorisées depuis qu’elles ont été délocalisées du Pier 92, fermé pour des raisons de sécurité, et qu’il faut désormais sortir pour le rejoindre. Pour compenser la section ouvrait une heure plus tôt. « Il y a une centaine de galeries dans l’autre Pier. Ici les visiteurs viennent la première heure puis après c’est le grand calme » se plaint un galeriste. D’autres exposants ont néanmoins tiré leur épingle du jeu, à l’instar de la Galerie Sorry We’re Closed (Bruxelles) qui a vendu la totalité des grandes toiles de Robert Nava (entre 25 000 et 35 000 euros) avant l’ouverture.

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