Vendredi 6 décembre 2019

Bruxelles (Belgique)

À la Brafa 2012, du neuf dans l’ancien

Du 21 au 29 janvier 2012

Par Armelle Malvoisin · L'ŒIL

Le 21 décembre 2011 - 425 mots

Allier tradition et renouvellement pour satisfaire les 40 000 visiteurs attendus est un défi constant pour les organisateurs de la Brafa (Brussels Antiques & Fine Art Fair) qui ouvrira au public sa 57e édition le 21 janvier, pour la huitième année consécutive sur le prestigieux site de Tour & Taxis.

Sur la forme, il a fallu réorganiser complètement l’espace d’exposition pour permettre de diriger l’entrée principale à proximité immédiate du parking. Si l’agencement, quoique inversé, reste au final le même, le public remarquera certainement la scénographie basée sur la lumière flirtant avec le sol et le plafond.

Côté événement, la Brafa a libéré un espace équivalent à huit stands pour faire honneur à son invité : la Fondation Roi Baudouin. Pour fêter ses vingt-cinq ans d’existence, cette dernière exposera plus de cent pièces maîtresses de sa collection, riche d’environ sept mille œuvres, toutes époques confondues, confiées à vingt institutions publiques belges.

Sur le fond, la foire, qui a atteint son équilibre en termes de nombre d’exposants (122 stands, dont 54 Belges et 45 Français), ne s’est pas privée d’accueillir quelques nouvelles enseignes. La section des arts décoratifs du XXe siècle s’est ainsi étoffée avec l’arrivée de la galerie bruxelloise Futur antérieur ainsi que des Parisiens Victor Gastou et Oscar Graf. Le très oxygénant « coin Bande Dessinée » est reconduit avec les trois acteurs qui l’ont initié l’an passé : les galeries Champaka (Bruxelles), 9e Art (Paris) et Petits Papiers (Bruxelles).

Pour le reste, il faudra papillonner de stand en stand pour apprécier les découvertes de chacun. Entre autres, Assiette de fruits ou Les Pommes (vers 1930), une huile sur toile de Pierre Bonnard chez David Lévy (Paris et Bruxelles) ; Pentecôte (vers 1610-1614), un dessin de Pierre Paul Rubens chez Klaas Muller (Bruxelles) ; Femme au turban, une huile sur toile de Pierre Auguste Renoir à la Galerie Taménaga (Paris) ; Les Chasses de Compiègne (1812), deux papiers peints décorés par Carle Vernet chez Carolle Thibaut-Pomerantz (Paris, New York) ; une croix de procession catalane en argent du XIVe siècle chez Bernard De Leye (Bruxelles) ; une spectaculaire boucle d’oreille égyptienne de la période romaine, en or et verre iridescent, chez l’Allemande Roswitha Eberwein (Göttingen) ; un tableau inédit de Jacques Majorelle, Aïcha au pagne jaune (1952) à la Galerie Ary Jan (Paris), ou encore un rare tambour de la société initiatique kifwebé des Songyés du Congo chez Pierre Dartevelle (Bruxelles).

Voir Brafa (Brussels Antiques %26 Fine Art Fair)

Du 21 au 29 janvier, Tour & Taxis, avenue du Port 86 C/B, 1000 Bruxelles, www.brafa.be

Cet article a été publié dans L'ŒIL n°642 du 1 janvier 2012, avec le titre suivant : À la Brafa 2012, du neuf dans l’ancien

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