Dimanche 21 octobre 2018

Italie : Dada jusqu’à Florence

Le Journal des Arts

Le 1 juillet 1995 - 422 mots

Gino De Dominicis, après s’être vu refuser au dernier moment le droit d’exposer à la Biennale de Venise, a organisé trois présentations de ses œuvres à Milan, jusqu’à la fin du mois de juillet : chez Toselli, chez Christian Stein, via Lazaretto et, toujours chez Stein, corso Monforte, dans la galerie qui vient d’être inaugurée à proximité de l’atelier historique de Lucio Fontana. Sont exposés quelques dessins, un grand diptyque et deux sculptures récentes.

À Turin, la galerie Weber présente jusqu’au 22 juillet douze travaux, de 1970 à 1990, du photographe américain William Eggleston, véritable pionnier d’un nouveau mode d’utilisation des couleurs. Avec Eggleston, et depuis son exposition personnelle au MoMA en 1976, on a vu s’interrompre une tradition solidement établie qui voulait que seul le noir et blanc fût de qualité artistique.

La quatrième édition de "l’Estate Sanpolese", à San Polo di Reggio Emilia, ménage deux rendez-vous intéressants à la galerie La Scaletta, jusqu’au 8 octobre. "Carlo Carrà : les dessins, 1909-1960" présente une quarantaine de feuilles qui illustrent le long parcours artistique de l’un des grands maîtres de ce siècle, du Divisionnisme au Futurisme et de la métaphysique à "Valeurs plastiques". "Agostino Bonalumi : papiers" propose de son côté cinquante toiles, depuis les premières Extroflexions de la fin des années cinquante jus­qu’aux Anthologies récentes, en passant par les Projets des années soixante-dix.

À Florence, la galerie Vivita propose, jusqu’à la fin du mois de juillet, une exposition en deux parties : une section Dada, avec des œuvres de Duchamp, Man Ray, Picabia et une section Fluxus, avec des travaux de Ben et de Spoerri, ainsi que quelques œuvres de jeunes artistes italiens et français.

À Rome, le Campo dei Fiori présente, jusqu’au 28 juillet, "Du classicisme à la Belle Époque". Outre Sartorio, Innocenti et Frey, habituellement exposés par la galerie, on pourra y voir une copie (1810) du Rébecca à la fontaine de Poussin par Vincenzo Carruccini, des macchiaioli tels que Fattori (avec un Garde-chasse à cheval) ou Vincenzo Cacianca (avec les Amants de 1860), ainsi que quelques bronzes.

À Rome encore, la galerie Carlo Virgilio et le Magazzino d’arte moderna présentent un projet original mis au point par Enzo Cucchi qui occupe, jusqu’au 15 juillet, les deux espaces avec des œuvres sur papier. Enfin, le Studio Bocchi expose, jusqu’au 15 juillet également, des œuvres de Fabio Mauri regroupées sous le titre "Arierwiege 1994-95." Arier­wiege est le titre de l’œuvre principale : une "bascule d’aryen" avec laquelle Mauri met en scène, une fois de plus, une thématique liée au racisme.

Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°16 du 1 juillet 1995, avec le titre suivant : Italie : Dada jusqu’à Florence

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