Jeudi 19 septembre 2019

Tefaf of

Eurantica veut se démarquer

Par Marie Potard · Le Journal des Arts

Le 26 février 2014 - 401 mots

Pour s’imposer parmi les foires internationales, Eurantica multiplie les nouveautés.

BRUXELLES - Toute la difficulté d’Eurantica réside dans son positionnement. En perte de vitesse, ce salon est confronté à un double problème : satisfaire l’exigence du public en quête d’objets de qualité mais aussi, réussir à s’insérer dans un calendrier serré, entre la Brafa, l’arrivée des beaux jours et la très renommée Tefaf de Maastricht. Or, pour sa 37e édition, la foire bruxelloise se tiendra aux mêmes dates que Tefaf, du 14 au 23 mars. Luc Darte, directeur de l’événement, estime que c’est un avantage : « Tefaf amène énormément de monde. Certains de ses visiteurs internationaux font un saut à Eurantica. Ils ne feraient pas le déplacement exprès si les deux événements n’avaient pas lieu en même temps. » Un point de vue qui fait débat. Ne vaut-il mieux pas que les dates se chevauchent ? Pour survivre, Eurantica doit donc se démarquer si elle souhaite accueillir 27 000 visiteurs. « C’est un salon moins classique que les autres, avec plus d’originalité et d’esprit. Une foire moderne et éclectique », précise Luc Darte. Les 125 exposants (environ 80 Belges et 35 étrangers) composent leur stand autour d’un thème : « Bruxelles », l’occasion de rendre hommage aux grands créateurs bruxellois et à l’esprit belge qui aime mélanger les styles.

Le pari de la modernité
Pour renforcer son identité, rajeunir son public et ses exposants, le salon mise sur le design, le vintage, l’art contemporain, la photographie… « Cette année, nous nous tournons davantage vers la modernité », annonce Luc Darte. Catherine Gavage (Bruxelles), spécialisée en art du XXe montre une table « goutte d’eau » en bronze doré d’Ado Chale (né en 1928), artiste bruxellois connu pour ses plateaux incrustés de pierres dures ou semi-précieuses. Dus’art Gallery-AC Simon (Belgique), spécialisé en tableaux et dessins modernes expose une aquarelle de Paul Delvaux, « La songeuse » (1974). La galerie Jungmann (France) propose un lustre de Murano (Italie), de l’atelier de « La Murrina », de Lino Tagliapietra, une pièce unique de 1969, composée d’une cascade de disques en verre coloré. 35 nouvelles enseignes ont été conviées, comme la galerie Pierre Hallet (Bruxelles) et la WM Gallery (Anvers), afin de remplacer celles qui ont été gentiment remerciées.
Mais Eurantica reste un salon d’antiquaires. Le mobilier et les objets d’art du XVIIIe, ainsi que les tableaux anciens, sont toujours bien représentés. Côté français, Gilles Linossier et Ludovic Pellat de Villedon ont répondu présents. Les tableaux belges anciens et modernes, les bijoux Art déco et autres curiosités, restent aussi des valeurs sûres.

Eurantica Fine Art Fair

Du 14 au 23 mars, Palais 1, Brussels Expo, Place de Belgique, Bruxelles, Belgique, www.eurantica.be

Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°408 du 28 février 2014, avec le titre suivant : Eurantica veut se démarquer

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