Drouot à la carte

La puce et le marteau

Le Journal des Arts

Le 1 octobre 1994

PARIS - Simple gadget ou simplification révolutionnaire des problèmes de paiement en vente publique ? Une carte de crédit qui permet d’acheter des objets et, si besoin est, d’en étaler le paiement par mensualités avec des intérêts à 16,32 % l’an, vient d’être lancée par Drouot.

Se présentant comme une carte bancaire ordinaire en plastique noire et grise, frappée du logo des commissaires-priseurs parisiens, la carte "Drouot Privilège" pourra être utilisée dans tous les lieux de vente de la Compagnie.

Émise par Franfinance, filiale de la Société Générale, la carte Drouot donnera accès à un crédit plafonné à 140 000 francs, qui se reconstituera au fur et à mesure des remboursements, les achats étant débités directement sur un compte bancaire ou postal. Munie d’un code secret, la carte sera réservée aux particuliers après acceptation d’un dossier justifiant de leurs revenus, et contre un abonnement annuel de 210 francs. Elle remplira également le rôle d’une carte bancaire normale, permettant des retraits d’argent jusqu’à 3 000 francs dans les distributeurs de la Société Générale et de la Sogénal.

Drouot se met également à l’heure du Minitel, en ouvrant deux services télématiques : 36 17 DROUOT à 5,48 francs la minute et 36 15 DROUOT à 2,19 francs la minute, dont l’accès est réservé aux détenteurs de la carte Drouot Privilège. Élaboré en collaboration avec la Gazette de l’Hôtel Drouot et le Moniteur des Ventes, le service donne les principaux résultats de vente, envoie des messages dans les études de commissaires-priseurs, et permet de localiser un objet recherché dans une vente à venir.

Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°7 du 1 octobre 1994, avec le titre suivant : Drouot à la carte

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