Galerie

David Zwirner ouvrira un quatrième espace new-yorkais en 2020

Par Alexia Lanta Maestrati · lejournaldesarts.fr

Le 11 janvier 2018 - 348 mots

NEW YORK / ETATS-UNIS

David Zwirner a annoncé l’ouverture de sa septième galerie d’art contemporain. Située dans Manhattan à New York, son design a été confié à l’architecte Renzo Piano et ouvrira ses portes en 2020.

David Zwirner, 2011
David Zwirner, 2011
Photo Dirk Eusterbrock
Courtesy Courtesy David Zwirner, New York, London

L’actualité est dense pour David Zwirner le marchand d’art contemporain âgé de 53 ans. Pour le 25e anniversaire de sa galerie, il va ouvrir un premier espace en Asie et un quatrième à New York. La galerie David Zwirner emploie 165 personnes, représente 50 artistes, et participe à 20 foires à l’année.

Parmi les récents grands succès de la galerie, l’exposition londonienne de Yayoi Kusama, « Infinity Rooms » avait réuni 75 000 visiteurs. Parmi les mastodontes de sa galerie, l’Estate de Dan Flavin et celle de Donald Judd. Et parmi ses récentes conquêtes Zwirner a débauché des grands noms de l’art à l’instar du photographe américain William Eggleston et du conceptualiste cubain Felix Gonzalez-Torres.

En janvier 2018, Zwirner célèbrera, à Chelsea, le quart de siècle de sa galerie avec une rétrospective retraçant ses temps forts, et inaugurera son premier espace en Asie à Hong Kong, avec une exposition monographique de l’artiste belge Michaël Borremans.

Prévu pour 2020, le coût du nouvel espace new-yorkais sur cinq étages est estimé à 50 millions de dollars. L'édifice a été confié au cabinet d’architecture de Renzo Piano. L'italien de 80 ans, architecte entre autre, du Centre Pompidou à Paris, signera avec ce projet sa première galerie d’art commerciale. Piano a confié au New York Times vouloir créer « une connection psychologique entre l’édifice et la rue » . Cette démarche s’inscrit dans la lignée de son travail, témoignant de la volonté de Piano de penser des bâtiments en osmose avec leur environnement direct, comme il l’a fait pour l’extension du Whitney Museum of American Art à New York. Ce procédé s’éloigne du concept de white cube, forme traditionnelle des galeries d’art commerciales. Pour Piano, l’idée de la white cube est incompatible avec les émotions que veut transmettre l’art : « vous allez tuer l’art avec juste des boites blanches, vous avez besoin d'intégrer des émotions d’une certaine manière ».

Thématiques

Tous les articles dans Marché

Le Journal des Arts.fr

Inscription newsletter

Recevez quotidiennement l'essentiel de l'actualité de l'art et de son marché.

En kiosque