Dimanche 22 juillet 2018

Christian Deydier : Le Salon vu de l’intérieur

Par Armelle Malvoisin · L'ŒIL

Le 1 septembre 2005 - 467 mots

Quatre questions à Christian Deydier, président du SNA et Antoine Lebel,
co-organisateurs du Salon du collectionneur.

Comment se présente le Salon du collectionneur ?
Christian Deydier : C’est un salon sérieux (avec contrôle des stands et des pièces exposées) plein de petites spécialités qui ne viennent pas à la Biennale des antiquaires. L’ambiance est sympa, y compris entre voisins de stands et concurrents, ce qui n’est pas toujours le cas dans d’autres salons. Il y a également un côté pédagogique avec la présentation de deux collections privées, l’une d’instruments à vent du XIXe siècle et l’autre de coffrets du xviiie des Hache, ainsi qu’avec un cycle de conférences gratuites.
Antoine Lebel : Il réunit nos adhérents et non-adhérents et se présente comme un salon de qualité compartimenté en six sections. Nous y faisons valoir nos jeunes marchands qui ont un fort potentiel pour l’avenir comme les Anglais Arthur Millner et Alex Manolatos pour l’art d’Asie ou la galerie parisienne Artésépia pour les tableaux. Nous ont aussi rejoints des grosses pointures comme Vanderven & Vanderven pour l’art asiatique, Georges De Jonckheere pour les tableaux flamands ou encore l’Américain Michaël Goedhuis pour l’art contemporain chinois.

Quoi de neuf cette année ?
C. D. : Nous accueillons un peu plus de la moitié de nouveaux exposants en Tableaux/
dessins/sculptures et en Mobilier & Objets d’art, deux secteurs en nette amélioration cette année.
A. L. : Le salon a lieu pendant une durée plus importante incluant deux week-ends, un peu à contre-courant de la tendance qui veut des salons courts.

À qui s’adresse ce salon ?
C. D. : Aux amateurs qui veulent s’amuser, chiner et repartir avec un petit objet mais pas aux curieux qui viennent juste voir comme à la Biennale.
A. L. : À des gens intéressés par l’art, à des collectionneurs spécialisés et des particuliers qui veulent se meubler. Les premiers prix démarrent à 200-300 euros pour l’art du feu et l’art asiatique par exemple.

Êtes-vous exposant ?
C. D. : Oui, par solidarité. Mais je n’ai rien en dessous de 12 000 euros, le prix d’un Bi en pierre dure à patine blanchâtre de culture Liangzhu (nord de Shangai, IIe millénaire av. J.-C.). J’expose en outre une paire de chameaux en terre cuite de la région de Kucha (désert de Gobi) de la dynastie Sui (début du viie siècle) et un torse de Bouddha en pierre de 1,80 m des Zhou du Nord (vie siècle) pesant sept cents kilos !
A. L. : Oui. Je suis spécialisé dans les porcelaines de commande de la Compagnie des Indes. Je présente dans des prix abordables des rince-pinceaux utilisés par les calligraphes chinois du XVIIIe siècle et qui furent très prisés comme objets d’art par les Européens à la même époque. Ma pièce maîtresse est un bassin à fontaine du XVIIIe siècle représentant un riche décor de cygnes et de canards parmi les fleurs et les herbes hautes, scène exécutée d’après un dessin du peintre hollandais Cornélis Pronk.

Cet article a été publié dans L'ŒIL n°572 du 1 septembre 2005, avec le titre suivant : Christian Deydier : Le Salon vu de l’intérieur

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