Dimanche 16 décembre 2018

Cadeaux de Noël

Par Armelle Malvoisin · L'ŒIL

Le 1 décembre 2004 - 810 mots

Chaque fin d’année, les antiquaires et galeries d’art se mettent au diapason des fêtes de Noël pour proposer un large choix d’idées cadeaux. Dans la chaleur des vitrines décorées, chiner l’œuvre d’art originale à prix doux s’annonce palpitant. Une visite dans le Carré rive gauche s’impose tant par la diversité des enseignes que par l’éclectisme des objets présentés. Le quartier fleure bon l’art de la table. Chez Véronique Girard, spécialisée dans l’argenterie XVIIIe (7 rue des Saint-Pères, tél. 01 42 60 74 00), les timbales anciennes sont à saisir autour de 400 euros, mais à partir de 500 euros on peut emporter un petit bougeoir, une pelle à servir le poisson, une cuillère à saupoudrer ou une casserole à sauce XVIIIe. À la galerie Isabelle Pommois (16 rue de Beaune, tél. 01 40 20 06 35), la verrerie XVIIIe brille de mille feux, notamment les carafes normandes en verre blanc ou de couleur, les carafes en verre de Bohême (taillé et gravé) ainsi qu’une sélection de pichets normands et bordelais autour de 600 euros, et différents modèles de verres à boire anciens, vendus à l’unité lorsqu’ils sont de collection ou par série pour dresser une table. Avec un budget moyen de 800 à 1 200 euros, on peut emporter des boîtes à bonbons, des tabatières, de la vaisselle de table ancienne ou de petits bronzes du XVIIIe et du XIXe chez Denis Dervieux (25 rue de Beaune, tél. 01 40 15 99 20), et de très décoratifs miroirs « sorcière » (ill. 3) des années 1940 à la galerie Hervé Lorgeré (25 rue des Saints-Pères, tél. 01 42 86 02 02).
Les puces de Saint-Ouen regorgent également d’idées cadeaux en tout genre qui, chaque semaine, se renouvellent au gré des arrivages. Pour les bijoux précieux, créations contemporaines ou pièces Art déco, Sylvie Corbelin au marché Paul Bert (110 rue des Rosiers, tél. 06 07 60 41 13) et pour les boules presse-papiers en cristal du XIXe, Thierry Gitton au marché Biron (stand allée, tél. 06 13 51 23 60) chez qui les premiers prix se négocient entre 450 à 800 euros. Dans son accrochage annuel « Rituels d’automne », la galerie d’arts primitifs Noir d’Ivoire (19 rue Mazarine, tél. 01 43 54 97 66) a aussi pensé aux petites bourses à partir de 200 euros : certificats d’authenticité à l’appui, pendentifs et amulettes anciennes en bronze des Sénoufos de Côte d’Ivoire, des Dogons du Mali et des Lobis du Burkina Faso ainsi que des bracelets anciens en ivoire des Ibos du Nigeria sont à découvrir.

Photos, dessins et gravures d’époque à partir de 50 euros...
À partir de quelques dizaines d’euros, on pourrait presque décrocher la lune. Tous les ans, les coussins en kilim de l’espace Chevalier (1 avenue daumesnil, tél. 01 43 07 87 52) se vendent comme des petits pains pour environ 50 euros pièce. « Pour 300 à 3 000 euros selon l’ancienneté, les soffrehs iraniens (afshars, beloutchs, kamos et kashgaïs) ont aussi beaucoup de succès », note Céline Letessier. Comptez en moyenne 4 000 euros pour un tapis kilim ouzbek (ill. 2) de l’exposition en cours. À la galerie Paviot (57 rue Sainte-Anne, tél. 01 42 60 10 01), les amateurs se passent le mot chaque année : dès le 1er décembre, il faut venir fouiller dans des boîtes de cartonnage des photographies accessibles à partir de 50 euros. « Des tirages originaux d’époque sur de beaux papiers, tous tamponnés du cachet de la galerie », précise Françoise Paviot. Les années 1930 sont en force avec des bouquets de fleurs de Jean-Marie Auradon pour 100 euros ou des nus de Raymond Bachelard (ill. 1) pour environ 250 euros. Chez Amicorum (19 passage Verdeau, tél. 01 48 01 02 41), le dessin est roi. « Notre gamme de prix va de 50 à 2 000 euros pour des feuilles du xvie au xixe siècle. Pour environ 100 euros, vous avez un grand choix de dessins xixe », indique Olivier Rasimi. Un peu plus loin chez Julie Maillard (11 passage Verdeau, tél. 01 42 46 53 20), les gravures se muent en présents décoratifs dès 50 euros. Scènes de chasse, vues de ville, animaux, plantes, bateaux et coquillages...
les planches se déclinent en mille thèmes. « Pour 50 euros, vous avez par exemple une jolie marine aquarellée ou une gravure en couleurs de fleur du xixe », souligne la galeriste. Si vous poussez jusqu’à 150 euros, vous sont offertes des fleurs colorées du XVIIIe, des estampes japonaises originales de Toyokuni ou des signatures d’artistes du XIXe, comme celle de Daubigny pour une planche noir et blanc de l’école de Barbizon. Enfin, pour seulement 30 euros, la galerie Minsky (46 rue de l’Université, tél. 01 55 35 09 00) propose un très beau jeu de cartes réalisé par Léonor Fini, une édition limitée à mille exemplaires éditée en 1992.

Cet article a été publié dans L'ŒIL n°564 du 1 décembre 2004, avec le titre suivant : Cadeaux de Noël

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