Mercredi 12 décembre 2018

L'Italie va restaurer les fresques de la tombe de Tyr au Liban

Par LeJournaldesArts.fr · lejournaldesarts.fr

Le 14 avril 2010 - 400 mots

ROME (ITALIE) [14.04.10] – L'Italie a entreprit un projet de restauration des peintures murales et une consolidation de la tombe de Tyr conservée au Musée national de Beyrouth au Liban, menacée de détérioration.

Le ministère de la Culture italien vient d'annoncer la restauration des fresques de la tombe de Tyr conservées depuis 1940 sans les sous-sols du Musée national de Beyrouth au Liban qui sont dans un état de dégradation avancé. Le projet est financé par la direction générale de la Coopération au développement du ministère des Affaires étrangères à hauteur de 194 000 euros.

Les peintures de l'hypogée ont été découvertes en 1938 dans la région de Burj el Chemali près de Tyr. Les fresques représentant des scènes mythologiques funéraires tirées de l'Iliade comme la récupération de la dépouille d'Hector, le rapt de Proserpine ou encore les mythes d'Hercule et d'Alceste, ont été transportées et déposées au musée national de Beyrouth où la tombe a été reconstituée dans le sous-sol du musée en 1940.

L'objectif, au-delà de la restauration des peintures, est de redonner une nouvelle vie au tombeau, un des chefs-d'oeuvre les plus importants de l'art funéraire romain datant du IIe siècle avant J.-C., et de permettre une meilleure lecture et compréhension de la signification du monument pour les chercheurs.

Ce n'est pas la première fois que les fresques victimes d'altérations dues à l'environnement humide du sous-sol pendant les années de guerre (1975-1993) attirent l'attention des restaurateurs. En 1997, un budget et un programme de restauration à long terme a été établi par des spécialistes italiens. Trois missions financées par la Fondation du patrimoine italien ont déjà eu lieu au cours desquelles une documentation graphique et photographique des fresques ainsi qu'une étude des pigments ont été effectuées.

Le projet – trois missions de deux mois – sera mené conjointement par des équipes de restaurateurs italiens et libanais. Les techniques utilisées – nettoyage mécanique, chimique, enveloppements pour éliminer les sels - figurent parmi les plus développées et approuvées par l'Unesco et l'ICCROM, le Centre international d'études pour la conservation et la restauration des biens culturels. Elles permettront une meilleure adhésion des couches picturales au plâtre et de traiter les fissures.

Une fois restaurées, les fresques pourront ainsi livrer tous les détails iconographiques et permettre une meilleure lecture des thèmes picturaux et une meilleure compréhension de la signification du monument pour les chercheurs d'une part et les visiteurs de l'autre.

Le Journal des Arts.fr

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