Vendredi 28 février 2020

L’Iran menace de rompre ses relations culturelles avec la France en raison d’un différend avec le Musée du Louvre

Par LeJournaldesArts.fr · lejournaldesarts.fr

Le 1 février 2011 - 325 mots

TEHERAN (IRAN) [01.02.11] - L'Iran envisage de rompre ses relations culturelles avec la France si le Musée du Louvre ne tient pas ses engagements sur l’organisation d’une exposition de pièces historiques iraniennes à Téhéran. Cette exposition est prévue de longue date, le Louvre s’y était engagé afin d’obtenir d’importants prêts de la part de l’Iran pour différentes manifestations parisiennes.

L’Iran menace de rompre ses relations culturelles avec la France ; c’est ce qu’a révélé le vice-président iranien, Hamid Baghaie, également directeur de l’Organisation iranienne du tourisme et de l’héritage culturel. Hamid Baghaie a expliqué que son pays prendrait cette sanction « si les responsables du musée du Louvre n'annoncent pas avant la fin de l'année iranienne la date d'une exposition de pièces historiques en Iran ». Le Louvre doit donc se prononcer rapidement, l’année iranienne s’achevant le 20 mars 2011.

Le responsable politique a expliqué que l'Organisation iranienne du tourisme et de l'héritage culturel avait conclu un accord avec le Musée du Louvre prévoyant que l’Iran prête de nombreuses pièces au musée parisien, pour la tenue de différentes expositions, à condition que le Louvre s’engage à organiser une exposition à Téhéran présentant une partie de sa collection de pièces historiques en provenance d’Iran. En revanche, aucune date n’avait été fixée pour cette exposition hors les murs.

Hamid Baghaie estime qu’il faut user d’un ton « ferme » avec les autres pays pour qu'ils « respectent leurs engagements ». Le vice-président est un habitué de la politique du poing sur la table, en 2009, il avait annoncé la rupture des relations de l'Iran avec le British Museum si ce dernier continuait à reporter le prêt prévu du « Cylindre de Cyrus ». Le différend s’était envenimé, Téhéran avait même demandé des dommages et intérêts à Londres pour compenser les frais engendrés par l’organisation d’une exposition avortée. La pièce archéologique a finalement été prêtée, son exposition a d’ailleurs été prolongée en raison de son succès.
(Avec AFP)

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Le Louvre - 2010 - © Photo Ludosane

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