Samedi 22 septembre 2018

Les vernissages dans les galeries parisiennes :
semaine du samedi 7 au vendredi 13 juin 2008

Par LeJournaldesArts.fr · lejournaldesarts.fr

Le 6 juin 2008 - 1314 mots

A chaque quartier ses habitudes : si le Marais vernit ses expositions le jeudi soir, le 8ème arrondissement ouvre les portes de ses galeries le mercredi. La programmation est très large : nous partons cette semaine à la (re)découverte du fauvisme, en passant par le néolithique pour rejoindre l’actualité contemporaine.

Alexis le Méléder© Galerie Zürcher

Mercredi 11 juin

  • La galerie Taménaga présente les œuvres de André Cottavoz, peintre matiériste : ses tableaux se composent de couches successives de peinture, qui selon le motif choisi, se présente en aplats, en circonvolutions ou en relief. Il compare sa manière de peindre à un acte d’amour, et met en évidence le rapport charnel qui existe entre l’artiste et son médium. Ses peintures réalisées au couteau représentent des paysages maritimes, des fleurs ou encore des natures mortes composées de fruits : le sujet n’est pas dominant et reste prétexte à l’expression de la peinture elle-même.
    18, avenue Matignon, 75008 Paris. Métro Franklin Roosevelt. Ouvert jusqu’au 2 juillet.
    Site Internet : www.tamenaga.com
  • La galerie du Post Impressionnisme présente une exposition collective sur les fauves : à partir d’une sélection d’œuvres de Charles Camoin, Henri-Edmond Cross, André Derain, Emile-Othon Friesz, Albert Gleizes, Frantisek Kupka, Henri Manguin, Henri Matisse, Louis Valtat, et Kees Van Dongen, la galerie propose un aperçu du mouvement fauviste. A découvrir pour les non-initiés et les amoureux de cette période de l’histoire de l’art moderne.
    14, avenue Matignon, 75008 Paris. Métro Franklin Roosevelt. Ouvert jusqu’au 19 juillet, du lundi au samedi de 11h à 13h et de 14h30 à 19h.
    Site Internet : www.postimpressionnisme.net
  • La galerie Bertin-Toublanc inaugure Party de Kim Joon. Les photographies de cet artiste coréen sont troublantes : elles représentent des corps hybrides, au tronc unique et aux bras démultipliés, décapités, et recouverts de motifs armoriés. Travaillées numériquement, ces corps mi-femme mi-homme remettent en cause la notion d’identité, tant par la multiplication des membres que par le motif qui les couvre. Le corps semble contraint par sa présence : on ne sait si le motif est un habit, ou si le corps est né du motif lui-même. Ces oeuvres sont à la fois séduisantes et morbides : extrêmement soignées et délicates, elles font pourtant preuve d’une trop grande ambiguïté pour être seulement perçues comme de belles images.
    Vernissage de 18h à 22h.
    35, avenue Matignon, 75008 Paris. Métro Franklin Roosevelt. Ouvert jusqu’au 2 août, du lundi au samedi de 11h à 13h et de14h à 19h.
    Site Internet : www.galeriebertin.com
  • La galerie Adler propose Live de Liu Bolin, artiste chinois : « Le plus gros problème qu’il nous faut dans la réalité affronter en tant qu’individu, c’est cette habitude que nous avons de vivre les yeux bandés et de bander ceux des autres. Le « rouge » sera toujours notre thème principal, le système a formé des générations de personnes heureuses et satisfaites de vivre en toute simplicité les yeux fermés. Physiquement ces gens sont en pleine forme mais leur pensée est débile. […] Dans leurs corps livides, l’intelligence est « rouge », engourdie. Ils se réjouissent des plaisirs de l’ignorance. Ils manipulent et sont manipulés, dominent et sont dominés. Est ce un effet de notre culture, ou le résultat d’une mentalité modifiée par le pouvoir idéologique ? [...] Tout ce que je peux faire en tant qu’artiste, c’est dire avec mes œuvres ce que je ressens, et par elles tenter de réveiller ceux qui sont à mes côtés. »
    Vernissage à partir de 18h.
    75, rue du Faubourg St Honoré 75008 Paris. Métro St Philippe du Roule. Ouvert jusqu’au 28 juin, du lundi au samedi de 10h30 à 12h30 et de 14h à 18h30
    Site Internet : www.galerieadler.fr
  • La galerie Jean-Luc Méchiche propose une sélection d’artistes de la galerie : Badens, Harper, Lagunes, Prokopowicz, Roveri, Urhy, à l’occasion des Nocturnes Rive Droite.
    Vernissage de 17h à 23h.
    182, rue du Faubourg St Honoré, 75008 Paris. Métro St Philippe du Roule. Ouvert jusqu’au 12 juillet.
  • La galerie du Cirque inaugure l’exposition Plein Air.
    Vernissage à partir de 18h30.
    23, rue du Cirque, 75008 Paris. Métro Miromesnil / Champs-Elysées Clémenceau. Ouvert jusqu’au 20 septembre, du lundi au vendredi de 13h à 18h30
  • La galerie Zürcher expose les œuvres d’Alix Le Méléder. Cette artiste utilise toujours le même procédé pour réaliser ses peintures : elle les fait tourner pour apposer des touches de couleur vive à chacun de leurs angles, perpendiculairement aux bords. Ainsi s’accumulent des couches successives de peintures, qui créent de la densité et de la lumière, et définissent l’espace du tableau. Cette artiste s’inscrit pleinement dans l’histoire de la peinture abstraite au sens où elle ne représente rien, mais « ce rien, ce n’est pas rien ». Comme le souligne Philippe Dagen, ses toiles « rappellent avec une puissance qui ne faiblit pas que le pouvoir de l’art – le seul qui lui reste aujourd’hui – est de manifester la singularité d’un être humain qui refuse de céder et de disparaître alors que tout semble le condamner à cet effacement. »
    Vernissage de 18h à 20h.
    56, rue Chapon, 75003 Paris. Métro Arts et Métiers. Ouvert jusqu’au 23 juillet, du mardi au samedi de 12h à 19h.
    Site Internet : www.galeriezurcher.com

Jeudi 12 juin

  • La galerie Lara Vincy présente 100 poèmes néolithiques de Serge Pey. Sur des surfaces de bois noires, Serge Pey a dessiné des animaux imaginaires, qu’il dispose à côté de radiographies humaines et d’ossements animaux. Ces dessins sont un hommage à la dimension préhistorique du poème, au sens où « l’œuvre commence toujours où il n’y a pas d’histoire. » Il a également réalisé pour cette exposition 12 propositions murales et présente des galets travaillés et des bâtons coupés sur lesquels il écrit ses poèmes. Cet artiste polyvalent est performeur, musicien, philosophe, poète, et résolument hors frontière.
    Vernissage à partir de 18h.
    47, rue de Seine, 75006 Paris. Métro Mabillon. Ouvert jusqu’au 12 juillet.
    Site Internet : www.lara-vincy.com
  • La galerie JGM inaugure Visions de Paysages de Lin Tianmiao. Artiste chinoise, Lin Tianmiao présente pour cette exposition 3 sculptures et 7 tableaux de paysages. Poétiques et irréelles, ses œuvres se composent de tonalités neutres, noires, grises et blanches. Les dessins sont esquissés, l’architecture se devine plus qu’elle n’apparaît. Des rehauts en fil de soie organise les œuvres, peintures ou sculptures, envahies par cette trame délicate et pourtant imposante. Ces fils peuvent être perçues comme des métaphores des us et coutumes qui composent la culture chinoise, et agissent ici comme des attaches.
    Vernissage de 18h à 21h.
    79, rue du Temple, 75003 Paris. Métro Rambuteau. Ouvert jusqu’au 19 juillet, du lundi au vendredi de 10h à 19h, le samedi de 11h à 19h.
    Site Internet : www.jgmgalerie.com
  • La galerie Orel Art présente Devil's necklace de Stephen J. Shanabrook, et Extase d’Annoucka Brochet.
    Stephen Shanabrook est un artiste américain dont les œuvres ont pour point commun l’ambivalence : à la fois séduisantes par le choix des matériaux (chocolat, jouets en plastiques), elles choquent par les sujets qu’elles abordent. Son moulage en chocolat noir des restes d’un kamikaze (On the road to heaven the highway to hell) par exemple, présente une combinaison parfaite entre forme classique intemporelle et annihilation contemporaine.
    Annouchka Brochet réalise des peintures sur des caissons lumineux, qu’elle grave pour créer un dessin. Ses portraits de la série Extase questionne la position de la femme artiste devant les images publicitaires ; celles de ces femmes jeunes, idéales, inaccessibles. Plus largement, Brochet travaille sur les représentations de la femme vue par la femme : du mythe de la princesse, rêvée par toutes les petites filles, jusqu’aux images de mode, elle dénonce la société de consommation et ses méfaits sur nos représentations. Elle la perçoit comme une nouvelle religion dans laquelle les princesses trouvent l’extase par le biais de la cosmétique.
    40, rue Quincampoix, 75004 Paris. Métro Rambuteau. Ouvert jusqu’au 26 juillet, du mardi au samedi, de 11h à 13h et de 14h à 19h.
    Site Internet : www.orelart.com
 
Le Journal des Arts.fr

Inscription newsletter

Recevez quotidiennement l'essentiel de l'actualité de l'art et de son marché.

En kiosque