Dimanche 1 novembre 2020

Les femmes ne savent pas bien peindre pour Georg Baselitz

Par LeJournaldesArts.fr · lejournaldesarts.fr

Le 22 mai 2015 - 362 mots

LONDRES (ROYAUME-UNI) [22.05.15] - Georg Baselitz, artiste allemand, tient à nouveau des propos sexistes lors d’une interview pour le Guardian.

L’artiste allemand, Georg Baselitz, a énoncé des propos sexistes dans une interview pour le Guardian. Comme à son habitude, l’artiste continue de choquer. Il était en train d’évoquer sa nouvelle exposition lorsque le sujet dévie sur les artistes féminines.

Selon le plasticien allemand, certes 90 % des écoles d’art académique sont composées de femmes néanmoins très peu d’entres elles réussiront. L’artiste prend à témoin le marché mondial des ventes aux enchères pour justifier ses dires. Le dernier record, 179,36 millions de dollars, est d’ailleurs attribué à un tableau de Picasso, artiste masculin.

Le record féminin revient à l’artiste Georgia O’Keeffe, une de ses œuvres avait été vendue 44,4 millions de dollars. Le prix des œuvres sur le marché de l’art serait une preuve que les hommes sont des peintres plus talentueux.

En 2013, le franc-parlé de l’artiste avait déjà heurté lorsqu’il avait déclaré pour le magazine allemand, Der Spiegel, « les femmes ne savent pas bien peindre, c’est un fait ».

Un artiste provocateur
Né en Saxe, en 1938, Georg Baselitz a d’abord été peintre et graveur. Il appartient à une génération d'artistes qui dans les années 1960 refusent les normes artistiques de l'époque et proposent une alternative artistique. Sa carrière prend son élan à la fin des années 1980, après que la police intervienne contre un de ses autoportraits « Die große Nacht im Eimer » dans lequel il se dépeint en jeune garçon se masturbant. Ce n’est qu’à l’âge de quarante ans qu’il se lance dans la sculpture. Il va alors renouveler progressivement et profondément l’art sculptural d’après-guerre. Georg Baselitz provoque et refuse toute élégance dans le traitement de la matière. Il travaille uniquement le bois brut, il sculpte et taille grâce à des instruments habituellement destinés à détruire ou à découper le bois.

Il rehausse ses sculptures par quelques rapides aplats de peinture brute et aux couleurs minimales. Ses œuvres témoignent de la brutalité du geste créatif mais aussi du résultat. Une œuvre provocatrice, exprimant la violence du monde contemporain, suite notamment aux traumatismes de la Seconde Guerre mondiale.

Légende photo

George Baselitz en 2013 - © Photo Christophe Beauregard pour L'oeil

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