Le monde grec pleure la disparition de Jacqueline de Romilly

Par LeJournaldesArts.fr · lejournaldesarts.fr

Le 20 décembre 2010 - 258 mots

PARIS [20.12.2010] – Jacqueline de Romilly, spécialiste de la Grèce antique est décédée samedi à l’âge de 97 ans. Cette femme d’exception a aussi ouvert la voie à ses consœurs : première femme professeur au Collège de France et première femme à l’Académie des inscriptions et belles lettres.

Née à Chartres en 1913, Jacqueline de Romilly a traversé tout le siècle pour s’éteindre paisiblement à Paris samedi 18 décembre 2010. Normalienne, agrégée puis docteur en lettres elle enseigne à Lille, à la Sorbonne puis au collège de France.

En 1975 elle est élue à l’Académie des inscriptions et belles lettres et en 1989 elle devient la deuxième femme après Marguerite Yourcenar à entrer à l’Académie française.

Jacqueline de Romilly a consacré toute sa vie à comprendre et expliquer le monde grec antique, son histoire, ses philosophes, ses auteurs de théâtre. Elle défendait avec obstination l’enseignement du grec ancien.

D’origine juive, elle s’était convertie au catholicisme en 2008. Elle avait récemment raconté au Journal La Croix, comment son cheminement vers le catholicisme avait été préparé par un prêtre maronite libanais.

Par la voix du ministère de la culture, la Grèce a déclaré dimanche (AFP) : « Dans des moments difficiles pour le pays, dont la réputation est souvent mise à l'épreuve, sa voix et son oeuvre furent déterminants pour mettre en valeur la culture grecque (...) notre pays a rarement eu de tels alliés, la Grèce aujourd'hui est en deuil ». Elle lui avait accordée sa citoyenneté et fait de cette femme exceptionnelle ambassadrice de l’hellénisme en l’an 2000.

Légende photo

Jacqueline de Romilly, de l'Académie française © D.R.

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