Samedi 15 décembre 2018

Le galeriste Hillel Nahmad interpellé dans une affaire de paris illégaux

Par Sarah Barry · lejournaldesarts.fr

Le 23 avril 2013 - 312 mots

NEW YORK (ETATS-UNIS) [23.04.13] – La prison guette Hillel Nahmad, galeriste et héritier d’une grande famille de marchands d’art. Accusé de fraude dans le cadre d’une vente, il vient également d’être mis en cause dans une affaire de paris sportifs clandestins et de blanchiment d’argent.

Âgé de 34 ans, le galeriste new-yorkais Hillel Nahmad pourrait bien passer les prochaines années de sa vie en prison. Selon le New York Times, il serait l’acteur, avec une trentaine d’autres interpellés, d’une intrigue internationale incluant paris sportifs illégaux et plus de 100 millions de dollars blanchis, vraisemblablement de connivence avec la mafia russe.

Hillel Nahmad, mieux connu sous le nom de Helly Nahmad, est issu d’une puissante famille d’amateurs et marchands d’art. Construite sur les activités de banquier menées dans les années 1950 par le grand-père - également prénommé Hillel et originaire de Syrie -, la fortune de la maison Nahmad a alimenté la constitution d’une énorme collection d’œuvres d’art impressionniste et moderne ; y figurent des toiles de Monet, de Matisse ou encore de Miró, comme l’avait révélé l’exposition de la Kunsthaus de Zürich fin 2011.

Hillel Nahmad dirige personnellement une galerie réputée, implantée à Manhattan dans l’immeuble de l’hôtel Carlyle sur Madison avenue. Ces locaux ont fait l’objet d’une perquisition de grande envergure, et tous les ordinateurs ont été saisis dans l’espoir d’y trouver des éléments exploitables pour l’enquête. Le galeriste est également soupçonné de fraude dans le cadre de la vente d’une peinture, qu’il aurait cédée six fois son prix réel.

Lors de l’audience du 19 avril 2013, les accusés ont tous plaidé non coupable devant le juge de la Cour fédérale du district. Parmi les avocats d’Hillel Nahmad, Benjamin Brafman, qui fut entre autres le défenseur de Michael Jackson et de Dominique Strauss-Kahn, estime que son client « n’a pas sciemment violé la loi et qu’il sera sans doute disculpé ».

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