L’Agence du patrimoine immatériel de l’Etat a généré plus de 2 millions d’euros de recettes en 2010

Par LeJournaldesArts.fr · lejournaldesarts.fr

Le 25 janvier 2011 - 316 mots

PARIS [25.01.11] – Les tournages de films sur les sites relevant du patrimoine immobilier de l’Etat ont connu une hausse importante en 2010, notamment grâce à la politique d’ouverture prônée par l’Agence du patrimoine immatériel de l’Etat. Cette agence, créée en 2007, encourage et encadre les tournages afin de valoriser les monuments et de renflouer les caisses des ministères.

A l’occasion de l’exposition « Monuments, stars du 7e art », organisée jusqu’au 13 février 2011 à la Conciergerie, l’Agence du patrimoine immatériel de l’Etat (Apie) a présenté son fonctionnement et dressé un premier bilan. Cette agence interministérielle, créée en 2007, possède différentes missions, l’une d’elles est d’encourager et d’encadrer l’accueil de tournages cinématographiques et télévisuels sur les sites relevant du patrimoine immobilier étatique : ambassades, préfectures ou encore casernes.

Pour Claude Rubinowicz, directeur de l’Apie, l’Etat, avec ses nombreuses administrations logées dans de prestigieux monuments, constitue « la plus grande agence de décor en France ». En outre la majorité des sites relevant du patrimoine immobilier de l’Etat sont inoccupés environ 40% du temps ; L’Apie prône donc une politique d’accueil des sites pouvant intéresser les cinéastes. L’agence a mis en place une grille tarifaire, indexée sur les prix du marché, qui va de 300 à 5 500 euros selon la nature du tournage et le prestige de l’édifice.

Grâce à cette politique d’ouverture le nombre de tournages en 2010 a considérablement augmenté, passant de 48 en 2009 à 150 tournages, ayant généré plus de 2 millions d’euros de recettes. Si les sommes restent marginales par rapport au budget de l’Etat, elles constituent un sérieux coup de pouce pour les ministères concernés. Elles peuvent être dévolues à la rénovation de certains monuments ou au financement d’évènements culturels. Ainsi l’exposition en cours au Palais Farnèse, l’ambassade de France à Rome, a été en partie financée grâce aux bénéfices générés par une semaine de tournage sur le site.

Légende photo

Un des lieux suceptibles d'accueillir un tournage - © D.R.

Le Journal des Arts.fr

Inscription newsletter

Recevez quotidiennement l'essentiel de l'actualité de l'art et de son marché.

En kiosque