Vendredi 14 décembre 2018

La vente de la collection Denise Lévy est restée dans son estimation

Par Marie Potard · lejournaldesarts.fr

Le 3 mai 2013 - 478 mots

PARIS [03.05.13] – Grâce aux bons résultats des œuvres d’art moderne et contemporain, la dispersion de la collection de Denise Lévy le 25 avril, est restée dans les limites de l’estimation prévue (2 à 3 millions d’euros) avec un montant total de 2,9 millions d’euros frais compris (2,3 millions d’euros sans les frais).

Denise Lévy, qui n’a pas souhaité assister à la vente mais qui l’a suivie en ligne, désirait se séparer de sa collection pour « commencer une nouvelle vie », tout vendre pour désormais collectionner de l’art très contemporain voir conceptuel. C’est chose faite.

Pour Lionel Gosset, directeur du département collections chez Christie’s et qui a dirigé la vente « les objectifs que l’on s’était fixé ont été atteints et les espoirs de Denise Lévy ont été confortés. Ca a bien fonctionné, l’ambiance était bonne et il y a eu un bon rythme de vente. Ces résultats confirment que les ventes de collection marchent très bien. Il faut vendre un nom, une histoire. C’est ce que les gens recherchent : un pedigree ».

Sur l’ensemble des 135 lots proposés à la vente et dispersés en 1h45, 95 ont été adjugés, les petites pièces n’ayant pas trouvé preneur ainsi que les dessins anciens, feuilles sans grande importance. En revanche, les œuvres d’art contemporain et moderne ont enthousiasmé les enchérisseurs, dont quelques-uns étaient présents dans la salle au public dispersé, mais surtout au téléphone. « Il y avait aussi des amis de Denise Lévy, une femme extrêmement connue et reconnue. Certains d’entre eux voulaient des souvenirs d’elle et de sa passion pour l’art moderne et contemporain », commente Lionel Gosset.

Germaine Richier (1902-1959) est la grande gagnante de la vacation. Ses deux bronzes ont été vendus au-delà de leurs estimations respectives et vont aller enrichir les collections d’amateurs américains. La ville (1951), édition de 7 exemplaires, a été adjugée 420 000 euros au marteau pour une estimation de 250 à 350 000 euros et La Vierge folle (1946), édition de 8 exemplaires, s’est vendue pour 370 000 euros hors frais (est.180 à 250 000 euros). Une gouache sur papier de Wilfredo Lam (1902-1982), Le Rêve (1942), qui porte l’empreinte de l’influence de Picasso, a été cédée pour 250 000 euros (prix marteau) dépassant son estimation haute fixée à 200 000 euros. Plusieurs œuvres de Jean Fautrier (1898-1964) décorant la chambre de la collectionneuse étaient proposées à la vente, dont Végétaux (1957), estimé 200 à 300 000 euros et qui a atteint 200 000 euros au marteau. L’œuvre intitulée T1949-4, très représentative du travail de Hans Hartung (1904-1989) est restée dans la limite de son estimation basse avec un prix au marteau de 251 000 euros (est. 250 à 350 000 euros).

La page est tournée, Denise Lévy peut désormais se consacrer à une nouvelle collection et « succomber à de nouveaux coups de cœurs », son véritable moteur.

Légende photo

Germain Richier (1904-1959) - La Vierge folle (1946) - Estimation 180 / 250 000 € - Adjugé 370 000 €, soit 445 500 € avec les frais - Vente 25 avril 2013 - Cet exemplaire porte le numéro Hors Commerce deux d'une édition de huit et trois épreuves Hors Commerce - Source Christie's Paris 

Le Journal des Arts.fr

Inscription newsletter

Recevez quotidiennement l'essentiel de l'actualité de l'art et de son marché.

En kiosque