Mercredi 20 février 2019

A la foire Arco de Madrid des œuvres font l’objet d’une polémique religieuse

Par LeJournaldesArts.fr · lejournaldesarts.fr

Le 19 février 2010 - 363 mots

MADRID (ESPAGNE) [19.02.10] – L’ambassade d’Israël en Espagne a protesté, mercredi 17 février 2010, contre des œuvres de l’artiste catalan Eugenio Merino exposées à la foire internationale d’art contemporain de Madrid (Arco) exprimant un caractère «  offensant ».

A peine officiellement ouverte, la foire internationale d’art contemporain de Madrid faisait l’objet d’une polémique. L’ambassade d’Israël en Espagne n’a pas tardé à exprimer son mécontentement devant l’exposition de certaines œuvres de l’artiste Eugenio Merino.
Selon le communiqué de l’ambassade, « toutes les œuvres d’Eugène Merino exposées contiennent des éléments offensants pour les Juifs, les Israëliens et sans doute pour d’autres ». Elle a ajouté que « des valeurs comme la liberté d’expression ou la liberté artistique servent en certaines occasions de simple déguisement aux préjugés, stéréotypes et pure provocation pour la provocation  ».

L’œuvre en question intitulée "Stairway to Heaven" représente un rabbin sur les épaules d’un prêtre agenouillé sur le dos d’un musulman en prière. L’œuvre exposée dans la galerie ADN à Barcelone a déjà été vendue à un collectionneur belge pour 50 000 euros.

Pour sa défense, l’artiste a déclaré n’avoir voulu blesser quiconque estimant, au contraire, que son œuvre prétendait au rapprocher les religions. « La lecture de l’œuvre est très claire » a-t-il ajouté. « C’est une tour où les trois grandes religions collaborent pour parvenir à une même fin qui est Dieu » précise l’AFP. « J’accepte leur critique, mais ils doivent accepter mon travail ».

La seconde œuvre qui fait l’objet de polémique, présentée sur le stand de la galerie ADN, représente un candélabre suspendu à une mitrailleuse. L’artiste reconnaît que celle-ci est peut-être « un peu plus offensante, mais dans le fond elle parle aussi de paix » précise-t-il. Selon lui, l’œuvre propose une vision où les éléments sont recyclés pour être changés en quelque chose qui ne tue pas.

Le propriétaire de la sculpture serait un collectionneur juif belge. La destination de l’œuvre n’est pas connue avec certitude, mais selon le directeur de la galerie ADN, Michel Angel Sanchez, l’acheteur aurait peut-être l’intention de la placer dans une institution ou une fondation.

La 29e édition d’Arco qui met à l’honneur en 2010 la ville de Los Angeles réunit plus de 200 galeries et 3000 artistes de 25 pays.

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