La Fiac démarre sur les chapeaux de roues

Par Frédéric Bonnet · lejournaldesarts.fr

Le 23 octobre 2014 - 504 mots

PARIS [23.10.14] - Le premier jour de la 41e édition de la Foire internationale d’art contemporain a été marqué par une très forte affluence et un commerce soutenu. Si les grands marchands du rez-de-chaussée étaient à la fête, les jeunes galeries du premier étage n’étaient pas en reste.

24 heures après le lancement, mardi 21 octobre, de la nouvelle manifestation parallèle de la Fiac, (Off)icielle, la foire elle-même a ouvert ses portes au Grand Palais, recevant dans l’après-midi la visite du Premier ministre Manuel Valls, accompagné de la ministre de la Culture et de la Communication Fleur Pellerin, tandis qu’y flânait aussi le maire de Bordeaux, Alain Juppé.
 
Comme à l’accoutumée, quelques bousculades ont accompagné l’ouverture aux VIP dès 10 heures le matin, VIP qui se sont engouffrés au premier étage afin d’investir les stands des plus jeunes enseignes et des galeries réunies dans le Salon d’honneur. Toute la journée a été marquée par une affluence conséquente qui a naturellement contenté une grande part des exposants.

Beaucoup de jeunes galeries faisaient état au cours des premières heures de prises de contact et de résultat en attente, comme chez Labor (Mexico) où Pamela Echeverría relevait que « le commerce n’est jamais immédiat à la Fiac ». Quelques-uns ont pourtant très tôt fait affaire, à l’instar de Canada (New York) qui s’est défait d’un grand tableau de Matt Connors ou d’Antoine Levi (Paris) qui a cédé une sculpture de Sean Townley (15 000 euros), dont la « sœur » était également réservée, et des photos de Francesco Gennari. Plus loin, Bugada & Cargnel (Paris) ont été presque dévalisés, cédant Etienne Chambaud et Adrien Missika ainsi qu’une dizaine de toiles de Claire Tabouret. Reste que cette section est apparue dans son ensemble assez peu palpitante tant elle était emplie des clichés de la création actuelle, entre mauvaise peinture et sculpture qui se veut conceptuelle sans véritablement assumer son formalisme.

Dans un Salon d’honneur à la belle allure et à la qualité homogène, les Bruxellois Catherine Bastide et Jan Mot se sont défaits l’une d’un grand tableau de Valerie Snobeck annoncé à 40 000 euros et l’autre d’un diaporama multiple de Tris Vonna-Michell. Remarquables y étaient notamment les stands de Kaufmann-Repetto (Milan), avec des pièces en plexiglas de Nicola Martini et une grande tapisserie de Pae White (75 000 dollars HT) ou de Rodeo (Istanbul), avec une sculpture dépouillée d’Haris Epaminonda et une belle installation de Ian Law.

Au rez-de-chaussée du Grand Palais, l’attraction principale a sans doute été le solo show d’Olafur Eliasson proposé par Neugerriemschneider (Berlin) dans un stand tout en noir. Quelques pièces d’exceptions étaient à glaner comme les trois blocs d’acier de Richard Serra de 1975 exposés par Guillermo de Osma (Madrid), une monumentale sculpture de Donald Judd chez Pace (New York) ou un très beau pavillon triangulaire de Dan Graham chez Nicolai Wallner (Copenhague). La plupart des exposants affichaient là aussi leur satisfaction, faisant état d’un bon démarrage de la foire, de contacts solides et d’un niveau de transactions satisfaisant et/ou encourageant.

Légendes photos

Olafur Eliasson, The new planet (2013), acier inoxydable, aluminium, verre coloré, peinture (noir, jaune), halogène - 94,9 x 95,1 x 201 cm - Galerie Neugerriemschneider (Berlin) - Fiac 2014 © photo Ludosane pour LeJournaldesArts.fr

Donald Judd - Pace (New York)

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