La construction de la galerie des pavillons du nouveau Musée Maritime de La Rochelle a débuté

Par Amélie Du Fretay · lejournaldesarts.fr

Le 14 octobre 2013 - 529 mots

LA ROCHELLE (CHARENTE-MARITIME) [14.10.13] – Le cabinet d’architecte de Patrick Bouchain a commencé la construction des petits pavillons aux abords des quais et de l’ancien bassin des chalutiers à La Rochelle. Le projet prévoit le redéploiement du Musée Maritime par l’ouverture de nouveaux espaces et la création d’un vaste site culturel de 8 700 m2, pour un coût évalué à 6,7 millions d’euros.

Les travaux d’agrandissement du Musée Maritime de La Rochelle sont lancés et bien engagés, malgré les débats qui avaient pu assombrir l’horizon de ce projet. Ce musée, créé en 1986 pour valoriser le patrimoine maritime de la ville, dont la mission principale était de restaurer et d’entretenir une flotte patrimoniale de 8 navires, avait investi une partie des anciens bâtiments de l’Encan en 1995 (halle modulable couvrant 3000 m2).

L’ouverture du nouveau musée n’est pas prévue avant 2015. Les pavillons, destinés à abriter un espace d’accueil, un atelier de petits modèles, ou encore des réserves, commencent peu à peu à sortir de terre. Patrick Bouchain, l’architecte chargé du projet, a en effet prévu le redéploiement du musée par l’ouverture de nouveaux espaces sur terre. Sa « galerie des pavillons », suite de structures en toiles colorées, qui devrait s’étirer comme une chenille le long des quais, avait pourtant déchaîné les commentaires critiques lors de la présentation du projet en 2010.

Le slipway, plan incliné permettant de sortir les bateaux de l’eau, situé au bout de la darse au bassin des chalutiers et classé Monument Historique en 2002, doit être restauré et mis aux normes dans le cadre de ce plan de rénovation. Géré par la Chambre de Commerce et d’Industrie de La Rochelle, il avait cessé de fonctionner en 1997. Une fois la restauration terminée, ce site pourrait faire office de pôle de restauration des bateaux du patrimoine.

Patrick Bouchain, qui veut mettre en valeur les métiers de la mer, a aussi prévu la construction d’un sémaphore, poste de signalisation pour communiquer avec les navires, situé derrière le slipway. Sa construction devrait débuter plus tard, en 2014. Les détracteurs du projet avaient émis des réserves à son propos, craignant que cette construction détonne dans le vieux port.

Le chantier prévoit enfin la restauration de la totalité de la Halle à marées, construite en 1956, qui abritait jusqu’en 1995 toutes les étapes de la vente du poisson : le débarquement des chalutiers, le chargement et la vente à la criée, mais aussi le conditionnement. Cette restauration a été confiée à l’architecte rochelais Philippe Cordier, du Cabinet Archipel. Un centre d’interprétation devrait y être créé, pour accueillir des espaces d’expositions permanentes ou temporaires, portant sur la relation entre l’homme et l’océan, sur la pêche ou encore sur la navigation rochelaise.

Le but est d’ouvrir, dans un délai de deux ans, un site culturel de 8 700 m2 vivant et attractif pour le public. Une librairie, un restaurant et une brasserie seront aménagés sur ce vaste complexe. Le budget global du chantier est estimé à 6,7 millions d’euros. « L’objectif est de passer d’un musée à flot à un musée à flot et à terre » précisait récemment Maxime Bono, maire de La Rochelle, à notre confrère du Sud-Ouest.

Légendes photos

Travaux de l'extension du Musée Maritime de La Rochelle - © Photo : Chloé Bodard - 8 octobre 2013 - Courtesy Association Construire

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