La Biennale des antiquaires 2017 devra composer avec un nouveau salon qui se tiendra deux mois après

Par Marie Potard · lejournaldesarts.fr

Le 17 novembre 2016 - 391 mots

PARIS [17.11.16] – La Biennale des antiquaires qui avait réussi à absorber le salon Paris Tableau devra affronter en 2017 la concurrence d’un nouveau salon d’antiquaires qui se tiendra en novembre autour de 35 marchands.

La place laissée vacante par l’ancien salon dévolu à la peinture ancienne au Palais Brongniart ne le sera plus pour très longtemps puisque la Société du salon du dessin, présidée par Louis de Bayser, vient d’imaginer une nouvelle formule. Fine Arts Paris, c’est son nom, se tiendra du 7 au 12 novembre 2017 place de la Bourse.

Seuls les Beaux-Arts seront représentés, en l’occurrence la peinture, le dessin et la sculpture, du XVIe siècle à nos jours. « Nous souhaitions, à côté du salon du dessin qui se déroule en mars et qui est très spécialisé, développer un salon plus généraliste, afin de multiplier les opportunités », explique Louis de Bayser, membre organisateur.

La manifestation ne rassemblera qu’entre 30 et 35 galeries françaises et internationales en privilégiant les marchands habitués à exposer les trois disciplines à la fois. Ont d’ores et déjà manifesté leur intérêt les galeries Cuellar (Suisse), Newhouse (USA), Aaron, de Bayser, Malaquais, Trebosc van Lelyveld ou encore Jean-François Baroni.

Pour Dominique Chevalier, président du Syndicat National des Antiquaires et organisateur de la Biennale, « tout ce qui peut dynamiser Paris est une bonne chose mais il ne faudrait pas que ce nouvel événement vienne déshabiller la Biennale ». Les organisateurs de Fine Arts Paris ne le croient pas et la galerie de Bayser assure qu’elle participera aux deux évènements. « Les deux manifestations n’exposent pas le même type d’œuvres. A la Biennale, les marchands montrent leurs pièces les plus prestigieuses tandis que ce nouveau salon s’adresse aux amateurs et collectionneurs à un échelon peut-être inférieur mais plus pointu », explique Louis de Bayser. « Quant à moi, déçu de la Biennale, je ne participerai pas à l’édition 2017 et vais me concentrer sur ce nouveau salon », indique un marchand qui souhaite conserver l’anonymat.

« J’ai un regret, confie Dominique Chevalier. A l’heure où il y a un foisonnement de foires, je souhaiterais davantage fédérer plutôt que disperser. J’avais proposé aux organisateurs qu’ils nous rejoignent mais je n’y suis pas parvenu. A nous maintenant de faire une bonne programmation à la Biennale et montrer que l’on y fait venir des collectionneurs de qualité ».

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Louis de Bayser © Galerie de Bayser

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