Vendredi 14 décembre 2018

Jeremy Deller sélectionné pour le pavillon britannique de la 55e biennale de Venise

Par Doriane Lacroix Tsarantanis · lejournaldesarts.fr

Le 18 mai 2012 - 393 mots

LONDRES (ROYAUME-UNI) [18.05.12] – Jeremy Deller représentera le Royaume-Uni à la prochaine biennale de Venise, qui aura lieu de juin à novembre 2013. Il succédera ainsi à certains des plus grands noms de l'art britannique, tels que Henry Moore, Barbara Hepworth, Francis Bacon, Lucian Freud, Bridget Riley, Anthony Caro, Gilbert et George, et plus récemment Mike Nelson en 2011.

D’après le Guardian, Jeremy Deller, vainqueur du Turner Prize en 2004, a promis de faire « de son mieux » pour la 55e Biennale de Venise. Chris Dercon, directeur de la Tate Modern et membre du comité de sélection pour la Biennale, estime quant à lui que c’est « un choix passionnant et audacieux », ajoutant que « l'art de Deller représente au mieux la culture britannique: c'est un art du réel, intense et souvent conflictuel, mais encore plein de compassion, et jamais morne ».

Né en 1966 à Londres où il vit et travaille, Jeremy Deller a suivi des études d'histoire de l'art au Courtauld Institute of Art, avant de se consacrer à la création artistique au début des années 1990. L’artiste est intéressé par les signes culturels véhiculés par des inscriptions dans les lieux publics, tels que des graffitis sur voitures, des slogans de pancartes, ou encore des stickers et pochettes de disque, qui sont comme des symboles d'identification et d'appartenance. Il parvient à faire dialoguer des réalités séparées, en créant des terrains de rencontre entre différentes expériences.

En 2001, il a reconstruit avec plus de mille figurants la violente bataille d'Orgreave, qui eu lieu en 1984 entre les forces de l'ordre et les mineurs grévistes. L’année suivante, l’artiste réalise After The Gold Rush, un guide dans lequel il recense les attractions touristiques mineures de l'Ouest américain, grâce à la restitution de quelques témoignages. Avec Memory Bucket il propose une traversée du Texas qui en dévoile les contradictions, et remporte en 2004 le Turner Prize pour sa grande installation documentant son voyage.

Puis en 2008, à l’occasion de sa carte blanche au Palais de Tokyo, Jeremy Deller conçoit avec ses collaborateurs l’exposition D’une révolution à l’autre, explorant des domaines en marge de l’art contemporain, tout en interrogeant de possibles relations entre révolutions industrielles et culturelles. La rétrospective Joy in People qui vient de se terminer à la Hayward Gallery, présentait pratiquement toutes les œuvres importantes qui ont fait la renommée de l’artiste.

Légende photo

Jeremy Deller - © Photo Dalbera - 2008 - Licence CC BY 2.0

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