Mercredi 23 septembre 2020

Israël suspend sa coopération avec l'Unesco après un vote sur Jérusalem

Par LeJournaldesArts.fr (avec AFP) · lejournaldesarts.fr

Le 14 octobre 2016 - 315 mots

JÉRUSALEM (ISRAEL) [14.10.16] - Israël a annoncé vendredi suspendre sa coopération avec l'Unesco au lendemain d'un vote dénoncé en Israël comme niant le lien historique millénaire entre les juifs et Jérusalem.

Dans une lettre adressée à la directrice générale de l'Unesco Irina Bokova et publiée sur Twitter, le ministre israélien de l'Education Naftali Bennett accuse l'Unesco d'apporter un "soutien immédiat au terrorisme islamiste", et annonce la suspension par la commission israélienne de l'Unesco de "toutes ses activités professionnelles avec l'organisation internationale".

Cette décision se traduit par le refus de rencontrer des représentants de l'Unesco ou de participer à des conférences internationales, a précisé le ministère, compétent en la matière.

L'Unesco a approuvé jeudi un texte soumis par sept pays arabes visant à la "sauvegarde du patrimoine culturel de la Palestine et du caractère distinctif de Jérusalem-Est".

Jérusalem-Est est la partie palestinienne de Jérusalem occupée depuis 1967 par Israël et depuis annexée. C'est là, au coeur du conflit israélien, que se trouve l'ultra-sensible esplanade des Mosquées, troisième lieu saint de l'islam et site le plus sacré pour les juifs qui le révèrent comme le mont du Temple, là où se dressait le second temple juif détruit par les Romains en 70.

Par un héritage historique, la Jordanie continue à administrer l'esplanade, mais Israël en contrôle tous les accès.

Le texte approuvé jeudi dénonce les empiètements israéliens sur l'autorité de la Jordanie, les incursions israéliennes sur l'esplanade ou encore les restrictions d'accès imposées aux fidèles musulmans.

Le texte a été approuvé en commission et devrait être formellement adopté la semaine prochaine en conseil exécutif.

Il a provoqué une indignation quasiment unanime de la classe politique israélienne, scandalisée notamment par le fait que le texte ne fasse jamais référence à l'esplanade sous l'appellation de mont du Temple et désigne d'abord par son nom arabe (al-Buraq) le parvis du mur des Lamentations en mettant "mur des Lamentations" entre guillemets.

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Vue aérienne de l'esplanade des Mosquées : le dôme du Rocher est au centre et la mosquée Al-Aqsa en bas à gauche de l'imag © Photo Auteur - 2007 - Licence CC BY-SA 3.0 

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