Samedi 26 septembre 2020

Inauguration d’un nouveau centre d’art à Amilly

Par Nathalie Eggs · lejournaldesarts.fr

Le 23 septembre 2016 - 501 mots

AMILLY (LOIRET) [23.09.16] – Acquis par la municipalité en 2002, le site de l’ancienne tannerie d’Amilly a été réhabilité en centre d’art contemporain par le cabinet d’architectes Bruno Gaudin. Audrey Azoulay était sur les lieux le 21 septembre pour inaugurer les 2 500 m2 d’espaces d’expositions, qui ouvriront au public samedi.

« Nul doute que nous aurons ici, dans les années à venir, une des plus belles vitrines de la création contemporaine » a déclaré Audrey Azoulay mercredi 21 septembre à l’occasion de l’inauguration du centre d’art contemporain - Les Tanneries, trois jours avant l’ouverture au public. Situé à Amilly, dans le Loiret, près de Montargis, le nouveau centre d’art contemporain installé sur un site d’anciennes industries du cuir construites en 1947 et acquis en 2002 par la commune ouvrira ses portes samedi 24 septembre à partir de 17h. D’une surface de 2 500 m2, le lieu réhabilité par l’architecte Bruno Gaudin comprend deux espaces d’expositions, la Grande Halle (1 500 m2) et la Galerie Haute (500 m2), ainsi que deux ateliers de production de 65 m2 et une école d’art. L’ensemble est entouré d’un parc de 3 hectares aménagé par le paysagiste Christian Ponceau.

Inauguré par deux expositions collectives, « Histoire des formes » (avec notamment des œuvres d’Iván Argote, Donal Judd, François Morellet) et « œuvre aux singuliers » (avec Martin Barré, Christian Bonnefoi, Erik Dietman, Norman Dilworth, Jean-Pierre Pincemin, François Rouan, Claude Viallat et Jan Voss), le nouveau centre d’art sera dirigé par Éric Degoutte. Ce dernier avait notamment été directeur fondateur du centre d’art Les Églises, à Chelles (2005 -2014) avant que sa fermeture ne soit annoncée en 2015.

« Là où d’autres élus font arbitrairement le choix de fermer des centres d’art, se méfiant d’un art contemporain qu’ils jugent « élitistes » - qualificatif qui cache bien souvent des tentations populistes- vous prouvez, Monsieur le maire, que non seulement la culture est au cœur du pacte républicain, mais aussi que l’art contemporain fait partie de nos vies et nourrit notre imaginaire. » a ajouté Audrey Azoulay. A l’heure où le centre d’art de Quimper et celui d’Albi sont menacés de fermeture, le maire d’Amilly (depuis 1989 !), Gérard Dupaty a fait de la culture un vecteur social et de sa municipalité une « ville des arts ».

Le projet a été financé par les fonds européens FEDER à hauteur de 1 019 693 €, la région Centre – Val de Loire (1 259 000 €), la communauté d'agglomération AME (750 000 €), l’Etat via la DRAC Centre - Val de Loire (459 000 €) et la Fondation du patrimoine, qui a reçu un soutien de la Fondation Total à hauteur de 100 000 euros pour ce projet.

Rappelant que les 49 centres d’art conventionnés par le ministère de la Culture organisent 400 expositions, exposent 2 000 artistes et accueillent chaque année 1,6 million de visiteurs, la ministre de la Culture a réaffirmé que ces lieux « structurent et irriguent la création et la diffusion en France ». 

Légende photo

Les Tanneries, nouveau centre d'art contemporain © Ville d’Amilly.

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