Mercredi 21 février 2018

Naples

Tranche de vie napolitaine

Plusieurs expositions retracent l’histoire du royaume

Le Journal des Arts

Le 16 septembre 2009

Après la “Civilisation du XVIIIe siècle”? et la “Civilisation du XVIIe siècle”?,
le Musée de Capodimonte présente une grande exposition sur la “Civilisation du XIXe siècle, des Bourbons aux Savoie”?. Plusieurs autres manifestations la complètent, illustrant divers aspects de l’histoire artistique et culturelle napolitaine, qui englobe les dernières années de règne de la dynastie des Bourbons et les premiers lustres de la monarchie unificatrice des Savoie.

NAPLES. Plus de cent cinquante toiles, une soixantaine de dessins, une quarantaine de sculptures, deux cents pièces de mobilier et d’argenterie, de porcelaine et de faïence, des armes et des bijoux sont présentés dans les salles du Musée de Capodimonte. Provenant de collections publiques et privées, italiennes et étrangères, ces objets ont été produits par des artistes et artisans locaux ou par des noms illustres de différentes nationalités – Turner, Dahl, Degas, Fortu­ny... – pendant la période qui a contribué à faire de Naples une cité d’art moderne. Quoique marquée par d’importantes vicissitudes politiques et sociales, la capitale de la Campanie a aussi été, durant ces années, visitée par de nombreux touristes et artistes étrangers, de Thordwaldsen à Ingres et de Turner à Corot. Centre d’initiatives dans le domaine de la recherche scientifique et technologique, Naples a fait l’objet de nombreux aménagements publics et civils, et l’esprit de renouveau qui s’est manifesté dans ses ateliers et manufactures a contribué au développement de l’ameublement et de la décoration. Sur le plan pictural, les rapports et les échanges ininterrompus avec les autres centres de la Péninsule et les cours européennes ont permis de passer de l’académisme néo-classique aux expériences les plus modernes dans les domaines du portrait et du paysage, jusqu’aux tendances nouvelles du Réalisme qu’expriment au même moment les peintres et les sculpteurs de l’autre côté des Alpes.

Expositions complémentaires
Outre le Palazzo Reale de Naples, qui présente jusqu’à fin novembre une exposition d’architecture, d’urbanisme et de cartographie, et la Reggia di Caserta, dont les sompteux appartements du XIXe siècle valent à eux seuls le détour, deux autres musées proposent des manifestations dignes d’intérêt. Dans les salles de la Villa-Musée Pignatelli, dessins, études, relevés, projets et esquisses illustrent les activités de l’architecte-décorateur Antonio Niccolini pour la maison royale des Bourbons à Naples, qui fut aussi scénographe pour le théâtre San Carlo et les autres théâtres royaux, et directeur de l’Académie des beaux-arts. Enfin, le Musée Duca di Martina montre des objets précieux, nés des caprices d’une société aristocratique et bourgeoise s’adonnant à l’oisiveté et aux passe-temps. Ces petites boîtes et flacons, cannes, faces-à-main, chronographes, éventails... jouaient un rôle essentiel dans le déroulement des intrigues, en instaurant un dialogue amoureux et muet selon un code précis de gestes.

À Naples, jusqu’au 26 avril 1998 : CIVILISATION DU XIXe SIÈCLE, DES BOURBONS AUX SAVOIE, Musée de Capodimonte, Palazzo di Capodimonte, tél. 39 81 744 13 07, tlj sauf lundi 10h-18h, dimanche 10h-14h ; GALANTERIE. OBJETS DE LUXE ET DE PLAISIR DANS L’EUROPE DES XVIIIe ET XIXe SIÈCLES, Musée Duca di Martina, Villa Floridiana, tél. 39 81 578 84 18, tlj sauf lundi 9h-14h ; ANTONIO NICCOLINI, ARCHITECTE ET SCÉNOGRAPHE À LA COUR DES BOURBONS À NAPLES, Musée Pignatelli, Riviera di Chiaia, tél. 39 81 66 96 75, tlj sauf lundi 9h-14h.

Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°48 du 21 novembre 1997, avec le titre suivant : Tranche de vie napolitaine

Tous les articles dans Expositions

Le Journal des Arts.fr

Inscription newsletter

Recevez quotidiennement l'essentiel de l'actualité de l'art et de son marché.

En kiosque