Sean Scully ou la quête du sublime

Par Marie Maertens · L'ŒIL

Le 1 août 2008

Sean Scully pourrait presque être apparenté à l’abstraction géométrique par ses tableaux aux bandes horizontales et verticales. Cependant, il y réintroduit, et ce essentiellement depuis les années 80, une chaleur et une présence humaine.
Les motifs se sont élargis et prennent presque du volume, leurs contours semblent inachevés, irréguliers. La peinture est devenue sensuelle et les surfaces, comme les couches inférieures, sont plus travaillées et dévoilent des couleurs déposées en transparence. Les inclusions ou les rectangles de ses toiles font penser à des portes ou à des fenêtres ; ils créent une dynamique permettant d’entrer, de pénétrer dans le tableau. Scully a en fait une intimité presque physique avec ses œuvres. Il ne veut pas représenter quelque chose mais donner naissance à quelque chose.
Il croit à la pureté des âmes, au rayonnement de l’esprit et à la possibilité qu’a la peinture de relayer cette quête du sublime. Il rejoint par là Rothko, l’un de ses maîtres.

Galerie Lelong, 4 mars-17 avril.

Cet article a été publié dans L'ŒIL n°504 du 1 mars 1999, avec le titre suivant : Sean Scully ou la quête du sublime

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