Questions à... Thierry Raspail, Directeur artistique de la Biennale de Lyon

L'ŒIL

Le 28 octobre 2009

Comment analysez-vous l’inflation des biennales  ?
C’est vrai qu’elles se sont beaucoup développées depuis quinze ans. Depuis que la globalisation est devenue un fait. Elles correspondent parfaitement aux projets de beaucoup d’artistes non-occidentaux et pointent des problématiques que ne posent pas les musées ou les centres d’art. Ce qui m’ennuie, c’est de faire croire à une surproduction des œuvres. En réalité, il commence à y avoir un circuit des biennales, au risque d’usure des artistes.

Qu’est-ce qui a motivé le choix de Hou Hanru  ?
Il a été chinois pendant vingt ans, puis français, puis américain. Et il dialectise tout ça. Il a pris acte des nouvelles données culturelles liées à la globalisation. Que partagent des artistes qui n’ont pas la même histoire  ? Que veut dire s’engager  ? Ce sont des questions qu’il se pose depuis longtemps.

Que répondez-vous à ceux qui déplorent la dissolution de l’œuvre dans le politique  ?
C’est un discours d’Occidental. Et plus particulièrement de Français, pour qui l’autonomie de l’œuvre est une chose acquise et irréfutable. Il faudrait peut-être qu’on se demande pourquoi les artistes français sont si peu réclamés dans les biennales...

Cet article a été publié dans L'ŒIL n°618 du 1 novembre 2009, avec le titre suivant : Questions à... Thierry Raspail, Directeur artistique de la Biennale de Lyon

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