Lundi 16 septembre 2019

Questions à... Sylvain Amic

Conservateur en chef au musée Fabre de Montpellier

Par Colin Lemoine · L'ŒIL

Le 29 septembre 2010 - 152 mots

La postérité a longtemps ignoré le peintre Alexandre Cabanel…
Cabanel n’est pas un homme de rupture, il ne cadre pas avec une histoire de l’art fondée sur la notion de progrès. L’exposition veut restituer au xixe siècle un peu de sa diversité et définir le corpus d’une œuvre que l’on a commentée sans la connaître. 

Quel artiste vous semble avoir le plus, ou le mieux, regardé Cabanel ?
Parmi ses élèves, Bastien-Lepage, qui a su transposer ses leçons pour fonder le naturalisme. Les frères Lumière et D.W. Griffith qui, en inventant le péplum, nous ont transmis cette esthétique. Max Ernst qui, dans Le Jardin de la France, réactive la puissance érotique de la Vénus, incomprise aujourd’hui. 

Si vous deviez retenir une œuvre du parcours montpelliérain ?
Le portrait de Mme Frick Garrett, du musée de Baltimore. Ce n’est pas une belle femme, mais Cabanel sait en révéler la grâce et le raffinement.

Cet article a été publié dans L'ŒIL n°628 du 1 octobre 2010, avec le titre suivant : Questions à... Sylvain Amic

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