Mercredi 21 février 2018

Questions à… Nicole Garnier-Pelle, conservateur, chargée du musée Condé

L'ŒIL

Le 18 novembre 2009

Que spécifie le testament que le duc d’Aumale a rédigé en 1884 ?
Henri d’Orléans spécifie qu’il donne le château de Chantilly et tout ce qu’il contient à l’Institut de France à deux conditions : que les collections ne sortent pas du domaine et que l’on ne modifie pas leur présentation. De ce fait, le château de Chantilly est encore aujourd’hui présenté comme à la fin du XIXe siècle : des tableaux accrochés à touche-touche, sans disctinction géographique ni historique, mais en fonction des formats et des choix du propriétaire. Plus aucun autre musée ne présente ses collections ainsi.

Comment réussissez-vous à faire vivre ces collections ?
Nous déplaçons les objets à l’intérieur du château durant trois mois, ce qui nous permet de faire des présentations monographiques. Comme celle que nous proposons actuellement sur Van Dyck ou celle que nous avions montée, en 1994, autour de Nicolas Poussin, avec les 10 tableaux et les 102 dessins de la collection qui lui étaient attribués au xixe [5 toiles et 33 dessins le sont aujourd’hui]. Mais si nous ne pouvons pas prêter d’œuvres, cela ne nous interdit pas, en revanche, d’obtenir des prêts d’autres musées.

La collection du duc d’Aumale continue-t-elle de s’enrichir ?
Oui, les amis du musée, les mécènes ou l’Institut peuvent acheter pour les collections de Chantilly. Les acquisitions étant toutes consacrées au domaine de Chantilly et à ses propriétaires : le duc d’Aumale, le Grand Condé et Anne de Montmorency.

Cet article a été publié dans L'ŒIL n°619 du 1 décembre 2009, avec le titre suivant : Questions à… Nicole Garnier-Pelle, conservateur, chargée du musée Condé

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