Vendredi 14 décembre 2018

Questions à… Guillemette Andreu-Lanoë

Commissaire général de l’exposition.

Par Bérénice Geoffroy-Schneiter · L'ŒIL

Le 27 avril 2010 - 142 mots

Pourquoi une exposition si tardive sur Méroé ?
Longtemps, seule l’Égypte classique, pharaonique, intéressait les égyptologues. Il a fallu attendre le début des années 1960 pour constater un changement des mentalités, une évolution du regard porté sur les cultures indigènes et autochtones de la vallée du Nil. La construction du barrage d’Assouan par les Égyptiens et les Russes a, de plus, permis d’orienter les recherches archéologiques vers ces régions.

Comment définiriez-vous la civilisation de Méroé ?
C’est une véritable découverte pour moi. Je la trouve inventive, puissante, d’une grande autonomie intellectuelle et politique. Songez qu’elle a été assez forte pour résister à l’Égypte et créer sa propre écriture !

Comment envisagez-vous la recherche dans cette région ?
Une convention scientifique a été signée en 2005 entre le Louvre et les autorités soudanaises. Nous espérons qu’une salle sera créée au Louvre dans les prochaines années.

Cet article a été publié dans L'ŒIL n°624 du 1 mai 2010, avec le titre suivant : Questions à… Guillemette Andreu-Lanoë

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