Questions à...Isabelle Bardiès-Fronty

Conservateur en chef au musée de Cluny

L'ŒIL

Le 26 juin 2009 - 167 mots

Quelle est l’origine de ce projet ?
Avec Philippe Walter, directeur de recherche CNRS au C2RMF, nous y avons réfléchi il y a plus de dix ans. Ces questions avaient déjà été abordées par les scientifiques pour l’Égypte, dans le cadre de travaux et d’expositions. Or il est apparu que le sujet tenait aussi la route pour le monde gréco-romain.

À quand remontent les premiers textes sur la cosmétique ?
Le sujet est abordé par différentes sources, mais pas uniquement des traités de cosmétique. Aristophane se moque ainsi des femmes trop fardées. Ovide évoque l’art de se maquiller. Disocoride aborde le sujet, indirectement, lorsqu’il traite des herbes. Le monde romain est nourri de la tradition hellénistique de compilation des savoirs.

Les cosmétiques étaient-ils réservés à une élite ?
Le souci de soi est une permanence qui n’est pas élitiste. Des produits de différentes qualités ont été découverts, notamment en contexte funéraire. Cela soulève toutefois la question : mettait-on dans la tombe le meilleur produit ou pas ?

Cet article a été publié dans L'ŒIL n°615 du 1 juillet 2009, avec le titre suivant : Questions à...Isabelle Bardiès-Fronty

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