Lundi 17 décembre 2018

L’intégration russe

L’économie se porte mal, en Russie peut-être plus qu’ailleurs.

Par Marie Maertens · L'ŒIL

Le 23 septembre 2009 - 235 mots

Investir dans la culture demeure une valeur sûre, en Russie comme ailleurs. Ainsi, pour sa troisième biennale d’art contemporain, la ville de Moscou n’a pas lésiné sur les moyens. Peut-être s’est-elle recentrée par rapport aux années précédentes, lorsqu’elle était orchestrée par différents commissaires dans plusieurs lieux de la ville.

Pour cette édition, qui sera présentée au Garage, l’espace dirigé par la compagne du milliardaire Abramovitch, Daria Joukova, Jean-Hubert Martin prend les rênes d’un display unique, intitulé « Contre l’exclusion ». L’auteur des mémorables expositions « Les Magiciens de la terre » et « Artempo » poursuit sa ligne de conduite, attentif aux artistes en marge du top cinquante du marché.

Pour autant, les soixante dix-huit projets d’artistes sélectionnés comptent aussi des stars internationales, comme Ghada Amer, Tony Cragg, Anish Kapoor, Christian Marclay, Chéri Samba ou Erwin Wurm. Huit Français ont répondu à l’appel, parmi lesquels Michel Blazy, Annette Messager et Céleste Boursier-Mougenot. Dans son choix d’artistes russes, on trouve aux côtés de Pavel Pepperstein, remarqué à la dernière Biennale de Venise, et du collectif AES F, des plasticiens plus historiques, comme Alexander Lobanov, ou utopistes, tel Alexander Brodsky.

Cette biennale se révèlera un moment clef pour asseoir la place de Moscou face aux autres marchés émergents comme ceux de la Chine et des pays du Golfe, qui patinent pour le moment…

« Biennale de Moscou d’art contemporain », Le Garage, www.3rd.moscowbiennale.ru, jusqu’au 25 octobre 2009.

Cet article a été publié dans L'ŒIL n°617 du 1 octobre 2009, avec le titre suivant : L’intégration russe

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