Les perles, les secrets de leur histoire naturelle

Par Armelle Malvoisin · L'ŒIL

Le 28 janvier 2008

Reprenant dans une version française l’exposition de New York, le muséum d’Histoire naturelle s’est transformé en écrin aquatique pour mieux dévoiler aux visiteurs le mystère des perles.

 Neuf sections à caractère scientifique et historique mettent le visiteur dans le bain. De la biominéralisation à la joaillerie, en passant par la formation naturelle, la perliculture, la typologie des mollusques perliers, la démonstration est belle, mais l’ensemble manque d’emblée cruellement de commentaires détaillés. Bien que ponctué de quelques films vidéo didactiques, le défilé des vitrines est parfois un peu sec.

Une exposition instructive mais mal agencée
L’introduction savante expliquant le phénomène biologique de la biominéralisation, faisant un parallèle entre le processus de fabrication des perles et celui du squelette des vertébrés, laisse un peu pantois. Ce sujet est repris dans un ultime chapitre relatif aux recherches biologiques actuelles sur la nacre et ses bienfaits naturels régénérateurs.
Menées conjointement par le muséum et le CNRS, et protégées par des brevets, ces recherches débouchent sur des applications concrètes dans le domaine biomédical, notamment pour la réparation du squelette et la cosmétologie. Cette présentation instructive, mais mal agencée dans un recoin près de la sortie, passe malheureusement un peu à la trappe...

Des perles de toutes les tailles et de toutes les couleurs
Des perles, collectées dans les rivières, lacs et mers de tous les coins du monde, on s’étonne de la diversité des formes (les perles parfaitement sphériques sont rares, même en perliculture), des tailles (quelques-unes des plus grosses perles existantes sont présentées) et des couleurs (du blanc le plus pur au noir, en passant par les ors des Philippines et les roses porcelainés du gastéropode tropical géant Strombus gigas). Le lustre, c’est-à-dire la brillance ; l’orient, soit la capacité d’une perle à décomposer la lumière en reflets irisés, et la peau, couche de surface plus ou moins lisse et régulière, sont les autres critères déterminant la beauté d’une perle.
Moins de 10 % des perles d’eau de mer et moins de 1 % des perles d’eau douce sont de qualité suffisante pour approvisionner la haute joaillerie.

Cet article a été publié dans L'ŒIL n°599 du 1 février 2008, avec le titre suivant : Les perles, les secrets de leur histoire naturelle

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