Lundi 17 décembre 2018

L’an neuf de Docks Art Fair

Par Philippe Piguet · L'ŒIL

Le 28 août 2007 - 407 mots

Mais qu’est-ce qui a donc bien pu lui traverser la tête pour qu’il imagine qu’une nouvelle foire d’art contemporain était possible”‰? Comme s’il en manquait”‰!

Explication : Olivier Houg vit à Lyon. Voilà huit ans, il y a créé une galerie, depuis il a participé à plusieurs Fiac et, l’an passé, il a été l’un des instigateurs de Show Off. À considérer la situation lyonnaise, il s’est rendu compte qu’à l’occasion de la Biennale, l’offre culturelle était un peu réduite. Alors une foire, pourquoi pas ? Une foire qui aurait lieu elle aussi tous les deux ans et placée à proximité de la Biennale.

Il suffisait d’y penser. L’idée était loin d’être impertinente. À preuve, le premier numéro de Docks Art Fair ouvre ses portes le 17 septembre prochain, le même jour que la Biennale, sur le site même de la Sucrière, à cent mètres d’elle et en parfaite intelligence avec elle. Quand il a appris le projet d’Olivier Houg, Thierry Raspail, le directeur de la Biennale, en a tout de suite avalisé l’idée, considérant qu’une telle synergie ne pouvait être en effet que bénéfique. D’autant que l’idée de Houg était de concevoir une foire en phase de contenu avec celui de la Biennale.

À cette fin, Docks Art Fair a posé aux exposants un certain nombre de règles du jeu précises. Primo, de disposer d’un même standard de stand de trente-cinq mètres carrés ; secundo, de jouer la carte exclusive du solo show ; tertio, de ne présenter que des jeunes artistes émergents. Malgré ce cahier
de charges, la nouvelle foire de Lyon a réussi à réunir une quarantaine de galeries nationales et étrangères – pour l’essentiel européennes.

La notoriété internationale de la Biennale de Lyon qui draine une population très nombreuse de professionnels et d’amateurs d’art devrait permettre à Docks Art Fair de trouver rapidement son public. S’il s’avère qu’aucune foire d’art contemporain en dehors de Paris n’a vraiment réussi à s’imposer, la nouvelle venue présente bien des atouts.

Par ailleurs, et par-delà le bilan qu’on fera après coup, il n’est pas impensable que ce concept puisse se développer sur d’autres territoires. À savoir partout où il y a conjonction de biennale et de sites industriels requalifiés. Comme cela ne manque pas, loin de là, c’est tout ce que l’on peut souhaiter de mieux au nouveau-né ! Double rendez-vous à Lyon.

« Docks Art Fair 07 », la Sucrière, confluent Port-Rambaud, quai Rambaud, Lyon (69), www.docksartfair.com, du 17 au 23 septembre 2007.

Cet article a été publié dans L'ŒIL n°594 du 1 septembre 2007, avec le titre suivant : L’an neuf de Docks Art Fair

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